GRAND AVATAR

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INSPIRAGINATION

SAISON 07 – ÉPISODE 01

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CLICK CLIT 01 – GRENOBLE

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Codes : [P] pour Peer to Peer. [N] pour Newsgroup. [C] pour Commercial. Chaque data média citée est disponible à la vente comme à l’échange. En ligne. Ou hors ligne. Tu te la procures par tout moyen nécessaire et celui dont tu as les moyens. Nourris toi tant que tu as faim. Partageons avant que la nuit tombe.

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DANS LA ROUGE LUEUR DU SOIR – Im Abendrot – Vier letzte Lieder – RICHARD STRAUSS [N]

Il y a un trafic intense / le grésillement s’incendie. Galvanisé. Cela envahit notre dialogue / l’incorpore. Je te parle. Et tout est couvert / intraduisible sur ton orifice verbal / le Golma ne m’en a jamais enseigné le décodage. Je force devenue aphone / tu ponctues frappée muette. En accord / à confusion. La congestion aérienne est exponentielle / s’accélère.

Le ciel / base plomb / s’étalonne cyan à fuchsia noir. On pointe du menton vers le pvc armé. On se partage la peur / les yeux dans les rouges. Touche moi. Je te capte / et-ou \ je t’investis. Car il n’y a plus rien à comprendre entre nous pour l’instant. La vaporisation des inhibiteurs. Le grondement des pales. Les turbines hyper ventilées. Rien à comprendre. Tant que cela ne cessera pas. Notre son dévie sur des fréquences inhumaines. Tant que cela ne cessera pas. Notre son est détourné de son origine d’émission / dérive sous limite d’intégration mécanique.

Cet afflux assourdissant devient fascinant. Il est implacable / tranche tout échange entre nos deux potentialités / faces avant. La peau devient froide / la peur inonde les canaux irrigants.

Tant que cela ne cessera pas. Rester immobile. Les détecteurs de chaleurs sont activés sur les croiseurs. Nos coordonnées sont scannées / intervalles de 7 millisecondes.

Si un flux de stress ébranle une quelconque permanence mentale / le Golma le calcule. Si on bloque cet afflux / le Golma le compare. Si une pulsion sommaire s’active / nous fait désirer l’arme et la contre attaque.

L’option 21 est sélectionnée instantanément / le Golma ordonne déchéance / effacement. La base de données est mise à jour / clarifiée / les chiffres sont publiés. La Loi est renforcée.

Faire le mort / la respiration des drones / et-ou \ être mort. On communiquera plus tard. Dans l’intervalle.

Automatisé(e)/s.

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CE PRÉSENT EST ANTÉRIEUR - Una furtiva lagrima – L’Elisir d’amore – DONIZETTI [N]

O Cielo, si puo / si puo morir / di più non chiedo / non chiédo / Si puo morir / Si puo morir / D’amor.

Tu t’es donnée en marge. Je t’ai mise plaine sur le ventre. Poser doucement ta tête / caresser tes entrelacs blonds. Descendu ta combinaison en attente. Ton slip à reflet. C’est interdit. Pas plus bas qu’au départ de tes cuisses. J’ai tiré ta propre ceinture. L’ai faite glisser sur ton cul maintenu serré gonflé par ton propre uniforme. Enroulé ma main sur la boucle et t’ai dit / lèche pour être léchée. Tu me dis / je veux voir la larme furtive. Sors bien / lâche prise / enfonce tes dents dans le cuir. Enfonce pour être enfoncée / tu vas la concevoir seule cette goutte sensible.

Cette musique est subversive / les composeurs déclassés seront abattus. Quand. Écoute pour être écoutée.

Rockets Fall On Rocket Falls / Yanki U.X.O. – GODSPEED YOU! BLACK EMPEROR [N] [P]

Je t’ai mise un doigt dans la bouche. Que tu gardes ouverte. Toute fermeture est hors d’atteinte. Pour te laisser penser au poing dressé. À ma matraque sanguine que je laisse glisser en haut de ta raie ceinturée / pour te foutre en contrebas la seule matraque / la répressive. Mendier sa pénétration / jouir à chaque impact sur ton identité acculée. Inverser l’espace de la métapsychose sociale. Et je glisse de l’avant vers l’arrière du sillon croissant. De la métamorphose sexuelle. Et je glisse et je sers un peu plus fort l’emprise de la ceinture. De l’avant vers la marge / le rebut. Je sens le sang affluer vers cette érection lissante / délictueuse. 76 Bits.

Tout est question de pulsation et de pouls stigmatisés. De fréquences des bombardements / des arrestations. Encore un peu d’avantage sanglé(e)s. 76 intrus – que l’on sépare – hurlent dans la rue. Je veux que ton cul déborde / dévale ce que promet la chute précédente / qu’il s’extrémise. Pousse un peu. Contre offense pour être offensée. Un trou étreint de plus sur la longue graduation qui nous sépare du sommet de la ceinture. Sors le bout de ta langue. Juste le bout et pointe vers là. Juste désigner. Les 76 déchus. Qu’il nous faut libérer. Qu’il nous dénationaliser.

Do me baby / Controversy – PRINCE [N] [P]

Demande pour être demandée. Ce que tu veux. Ton cul s’arque / s’extraie du temporel / ses stigmates sourient à l’infini. Je t’ai enjambée depuis le début du concert / je sens tes talons joints longer le no man’s land entre ma chatte et mon tunnel sucré. J’aime. Je bande d’avantage. Et tu aimes quand j’aime. Car ma morsure se passionne pour toi / s’injecte en toi / que je suis pleine gonflé(e).

Les lois d’exception sont appliquées. Un troisième barbelé. 76 de plus / derrière. Tu vas devoir t’ouvrir à ma faim / et-ou \ me dénoncer. La délation est rétribuée par les comptables policiers.

Woodface / Dubstoned – FUNCKARMA [N]

Tu choisis de brûler les drapeaux. Tous. Et ma langue fait en éclaireur un tour de cette fente qui est tienne / que je vais abolir / arrondir en échange. Il faut démolir l’édifice souverain. Je coupe l’aération / je te bouche avec la main qu’il me reste. L’autre charge l’automatique. Encore un cercle supérieur / encore un cercle inférieur. Encore une giclée / encore un chargeur. Je sens les spasmes dans ton ventre. Et j’accentue la pression de mes lèvres sur l’entrefilet. Tu cherches à desserrer l’étreinte.

Ok / reçu. Remonte un peu. À genoux / écarte avec tes mains chaque bulle contrainte / turgescente.

Plus. Tu peux plus. Tu sais que tu peux toujours plus / je rentre enfin en territoire étranger. J’envoie mes doigts ramper vers cet horizon renouvelé / je les vois dépasser la ceinture du fleuve / je t’entends hurler dans la rue. Mon poing sort de toi ! S’ouvre / se ferme / se fige. Puis vient ma langue étendard. Je pose une échelle en déchets sur les cascades / barbelés. C’est l’Europe devant. La vulve grillagée. La patrie consanguine.

Horologium dwarf / Music for Planetarium – JACK DANGERS MBM [N]

Je dépasse chaque barricade endogène. Contourne rapidement / encore et encore et encore / le clitoris sous influence passive / la pulsation de ton cœur bat en lui. Je l’enserre / l’encercle. Tu choisis la pendaison / l’exil. Je m’enfonce de deux centimètres dans la zone à risque / les mouvants. Les forces de combat téléportées sur l’autre trottoir. On sépare les femmes des hommes en âge de choisir le martyr.

Pourtant la rue est devenue insonore / inodore. Faux papiers morcellent le bitume. On entend que nous / les héroïnes / les érogènes + ces mutants dont nous déformons les rangs à chaque éjaculation / les imagos conçus pour nos départs volontaires.

Ta main me griffe / me tire vers l’en toi. Et je me branle sans discontinu. Automatiquement / je vise la décharge.

Xerrox Rin / Xerrox Vol 02 - ALVAN NOTO [N] / + \ Radioland / RadioActivity – KRAFTWERK [N] [P]

Tu me tires les cheveux par l’arrière. Avec tes 10 pinces atrophiées / tu veux que ma bouche totale s’infiltre à l’intérieur de toi. Tu tires / tu vises l’asphyxie. Je jette la ceinture par dessus toi / et revient en courbe synchro sur ta gorge. Il y a de la chair noire restée plantée au sommet des frontières barbelées. La patrie reconnaissable.

Tu sens la victoire + tu hurles cet au-delà. Tu sens les tribunes collectives + tu sens la sauvagerie des 76 libérés. Laisse la vengeance s’emparer de la masse rayée. Laisse la tuer ceux qui ont voté leur déchéance avec liberté.

Retourne toi vers moi. Tu ne sens pas le bourdonnement qui revient frapper le pvc armé ?

Viole moi / et-ou \ enregistre moi / et-ou \ efface toi.

Sans avertissement / Sans choix / Sans vie / Sans drapeau _ barrer les mentions inutiles.

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Click Clit 01 / Grenoble – LAV [ TÉLÉCHARGER ICI ]

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FIN DE MISSION – ANA VOCERA  / LA PLACE FORTE / LE COMITÉ VISIBLE / EMOSMOS

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SAISON 06 – ÉPISODE 06

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MODÉLISATION DE L’ILLUSION

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LA MODALITÉ HAPTIQUE DES ESPACES HUMAINS

Je me souviens t’avoir rapporté le panorama des foules. Dans le fourgon des banlieues. Je me souviens t’avoir confondu dans ce paysage qui dévalait les dimensions selon l’onde traversant le tympan. Lorsque tu t’assieds dans la cellule de transport collectif. Tout peut se stopper malgré le mécanisme d’entrainement. Malgré la pénétration spatiale. Ou tout peut débuter. Te placer sur un plongeoir souple salto puis torche en piqué ouvert.

Il y a là, de la fascination gratuite. Incluse dans le forfait cinétique. Si tu regardes. Si tu regardes vraiment et que tu cherches la transfusion avec les 30 signifiants qui sont en face de toi. Te collant. Te touchant. Se projetant à l’identique vers toi. Tu voyages bien ailleurs que le terminus inscrit sur le mur des informations sans doute faussées par ce jet en spirale. Tu t’échappes des limites identitaires.

Si ta morphologie est activement capable de cet enchevêtrement. Qu’elle n’est restreinte par aucune peur du viol perceptif. L’interaction te conduit là tu ne serais jamais allée. Même en écartant tes cuisses anonymes devant un cybomme pas davantage connu. Même en donnant un amour froid proche de l’étreinte robotique d’un handicapé moteur. Tu te crois pleine ? Juste une cybemme en détresse jusqu’aux extrémités vitales.

La camisole publique va de station en station. Je mouille un peu. En repensant à hier je l’avoue. Plus bas je te dis tout. Je regarde le ciel. Je suis de celle qui s’étonne encore de sa couleur. De cette atmosphère qui traverse les milliards de trous noirs de mon épiderme. Il y a six dimensions sur ma peau. Et sans doute une septième dans le regard baveux de cet humide qui se plie pour voir si je porte un string indigo ou simplement des gouttelettes d’eau.

Le paysage externe est quadrillé de façades publicitaires. La laideur à l’état humain. La fin est au delà des vitres couvertes d’acide vandal. Préludes. 24 l’un derrière l’autre. CHOPIN puis mourir d’amour. N°24 en D mineur [P].

Tout est mineur dans ce que je ressens ici. Pourtant quand je traverse cette lumineuse femme africaine tenant dans son dos cet enfant joufflu et endormi. Si mon enveloppe charnelle se contracte, sa beauté me tonifie. La force de sa persuasion à demeurer dans l’espace quoi qu’il en soit. Le Prélude l’aide beaucoup à la maintenir dans mon horizon mental. La soutient. La sublime. La tonifie à son tour à travers l’idée presque morte que je me fais d’elle.

Prélude au Vortex. Tout se détache du mur. Lambeaux de lettres sloganisés, de nouveaux surplus imbéciles. Les conforts visuels tombent à mes pieds. Ça réclame. J’entends rien. EMPIRE clame dans la traverse auditive. J’égare sur ma droite l’équilibre de mes sens. Je suis à quatre pattes sur un monstre glissant. On fire [N]. La femme noire coule en deçà de l’adolescente à peine blonde/à peine attirante et dérape brusquement. Elle pleure. J’entends rien. Je ne ressens rien. Acuité sonore et frigidité sensorielle. Je ne veux ressentir que moi. Et moi seul. D’où l’emprise du casque privatif et cellulaire. Je régule ainsi mon degré d’empathie que je réduis à zéro. D’où l’enceinte grillagée à toutes émotions importées. Ce ciel est si bleu. J’en vois l’avalanche atomique. Je mouille un peu plus. Hier soir. Ou c’est encore un phénomène rétroactif.

CHOSTAKOVITCH. Pas Chocapix. OPUS 110 [N]. C’est l’instant où ton silence imprégné a décidé de me contrattaquer. Blonde pleureuse. Blonde insigne et voulue insignifiante. OPUS 110 Symphonie de Chambre. Noire. Il y a des rémanences de son boubou saturé sur ma pupille. L’enfant noir hurle. J’entends rien. Je vois seulement. Je te vois pleurer idem en serrant ton sac frappé d’un logotype. Tu trembles ou tu jouis toi aussi ? Un swastika tu la porterais idem ? Une étoile de David cousue sur le revers de cette matinée bleue, te ferait mouiller plus intensément ? L’histoire de ta vie peinte dans ton dos et renvoyée vers l’avant de ce que tu espères avenir ?

Autant peindre un aplat blanc sur ton historique, non ? Et un noir sur ton futur, oui ?

Tu ne veux pas l’entendre.

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L’INFORMALITÉ PRIOPERCEPTIVE DE L’ESPACE STRIÉ PUIS DIFFUS.

Une exploration cutanée démarre toujours sur un email. Un RDV puis une CB dans la fente. Inutile de faire dans le romanesque alors que l’on est au rayon boucherie. C’est un truc de bobos la bio romance … l’imposture humaine et le mensonge politique induits dans le non corporel et le non dit sexuel. Entrecôtes, bavettes, langues, cervelles. À la broche et au mixer. Je mange de tout. Suffit de tromper l’ennui et de forcer la faim.

On me collectionne. Je suis faite pour ça. Équipée et calibrée pour la saloperie et la fascination payante. J’ai de la chance. Enfin dis ça à mon père le castré et sa voix encombré. La mécanique est grassement huilée. Ma moite est ondoyante. Puisqu’elle n’est faite que pour son contraire qui bande humide. Homme. Femme. Chien. Et tous les transgenres entre. Tous les stades de la création bestiale. En général les choses désapprennent à marcher. Et surtout à geindre. On se situe dans le sapiens ovulaire. Qui laisse une flaque derrière lui quand il se meut. Quand il se débat dans la fosse ménagerie.

Tout ça. Déjà précisé dans les infos de mon compte Facebook. J’ai assez d’ami(e)s. Autant de client(e)s potentiel(le)s. Les bipèdes en détresse aux extrémités mortelles… mes semblables. Au moins dans le cybarnum.

1952 passions infantiles. 1952 érectiles. 1952 évidé(e)s courant à l’impression du plein. 1952 CB.

Pourtant. Un bipède se métamorphose quadripod quand il a envie. Il jouit toujours plus quand tu le transfuck le long du ciment. Quand tu dépasses la peau superficielle. Quand tu effaces ses noms et garde son contact intime. Ce que tu es. Je viens par ce silence de te le dire. Ce que tu deviens, tu as payé pour goûter au vacarme. Ensuite tu me tueras. Tu m’effaceras de ta liste d’avatars tragiques. Et tu seras de nouveau. Définie par mon silence.

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UPDATE KINESTHÉSIQUE

Click. Lick. Je l’avais rencontré via une page de fans. Fans d’ALEC EMPIRE. Fans de JOHN FORD. Et de ‘The miracle worker’ d’ARTHUR PENN [N]. Jolie mixture et douce poitrine rosie de tatouages éparses. Un Golem là, un chien grotesque ici. Pas de chiffres sur le poignet. Pleins de cabalistiques incohérents sur les cuisses. Bien pire derrière les lèvres. Des tétons larges et clairs. Un mélange indicible d’innocence et de perversion inondante. On échangeait (le plus souvent des images nazies et sataniques), on pokait, on se chauffait les sangs juifs et juvéniles. Une juive ukrainienne, ça a la mémoire sale, tragique, dévastée. Ça se reconnaît nulle part, ça se dit princesse, puis ça se veut putain. Reste les étendues raciales et le démon des charniers balistiques.

Par dessus tout. Reste le pogrom ANA. Il est tout frais payés.

Combien de fois nous avions échangé nos semences et nos cultures. Je ne le sais pas. Le plus souvent c’était du vol. Je m’offrais parfois par abandon et elle par démence suicidaire. Car elle savait qu’elle œuvrait à sa perte. Mais elle aimait. Et j’aime toujours en retour. Au moins le temps d’une jouissance cruelle. Jusqu’à une autre vie. Une meilleure seconde. Voir une troisième heure.

Je lui donnais du SCHNITTKE [N], elle me rendait du Six degrees de KRIPTIC MINDS [N]. On s’enfilait à tour de rôle sur du Drone. Le Drone ça te rentre bien. Sans discussion. Sans préalable. Juste des logs et des logs et des godes et des ceintures. Et encore du Control Shift. Pas plus haut. Juste plus loin. Au delà de l’algorithme global. Au delà du programme annoncé. Au delà des boites noires pré natals.

Le peer to peer de cyprine. Le peer to peer de Vie.

Saw. Square. Faut que l’onde soit noise et vaste. Que tu en sentes le poids à chaque pulsion. Que tu te sentes appuyée. Oppressée. Démise de ta liberté à t’enfuir. Qu’il te reste que l’écart de tes cuisses à revendiquer. Sucer. Sucer. Pincer. Mordiller. Sucer. Tout avaler de la courbe sinusoïdale. Longue. Infinie. Assignée à un processus complet d’étourdissement réciproque. Enfin d’oubli de la misère des hommes.

Quand ça fait DOOM dans ton ventre, c’est que la mise à feu est enclenchée.

Quand tu load Solemne Triduo de ORTHODOX [P]. Tu sais que l’urgence est une suite possible. Quand tu load Only Death is real de BURIAL CHAMBER TRIO [P]. Tu saisis que tu n’as rien d’inévitable. Quand tu load Living Room de EMERALDS [P]. Tu oublies que tu avais une vie justifiée. Quand tu load Colours Move de FUCK BUTTONS [P]. Tu crois que ça vient de monter. Quand tu load Corona Radiata de NIN [N] . Tu sens que tout s’est répandu.

Je suis tombée quand elle m’a mordu violemment à la gorge. Qu’elle a cherché la valve sanguine. J’ai laissé faire. Je voulais qu’elle réussisse. Je voulais que ses dents me pénètrent pour de bon. Qu’elle me boive à fond. Et la sensation veineuse. Et la morsure virale. Je me laisse faire. Bois moi. Tête et aspire. Premier jet. Première perte. Second jet. Second trou.

..………… putain je jouis.

Kill The Dog, Tie Them Up, Then Take the Money – ASVA [P].

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FIN DE MISSION – ANA VOCERA  / LA PLACE FORTE-EMOSMOS

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SAISON 06 _ ÉPISODE 05

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CULS RIRES APPLAUDISSEMENTS

On voit à peine les cicatrices au-dessus du téton de Candy. La massive masse gélatineuse que contient chacun de ses seins se laisse subtilement deviner par certains plis incohérents de peau. Elle a deux barres inox et épaisses qui lui traversent en croix les tétons. C’est amusant de tirer dessus et de réaliser combien l’épiderme est résistant à la torsion et à l’étirement. Elle laisse perler des gouttes de lait en pressant de toutes ses forces. Sa teinte est nacrée. Très blanche. Et son vagin resplendit de multiples roses vivaces. Elle mouille de manière permanente. C’est beau si la lumière est indirecte. Elle brille comme une bouche avide. Une bouche d’enfant baveux dont l’innocence croise le vice bavard. Une barre traverse verticalement le capuchon et repose sur un clitoris constamment excité. Un anneau sur chaque lèvre finit d’illuminer le paysage vulvaire. Ses sensations sont exercées et améliorées quotidiennement. Elle a souvent atteint plus d’une centaine d’orgasmes en une petite nuit. C’est un jeu d’enfant. Elle se pose une ventouse d’aspiration sur la chatte et laisse gonfler lèvres supérieures et inférieures. Elle rit sans cesse. Elle s’applaudit au spectacle de ce sexe monstrueux, gonflé de sang, prêt à de nouvelles imaginations. Je l’ai vu se mettre le pied d’une copine. Je l’ai vu se plier un énorme dildo translucide dans le metavagin. Je l’ai vu s’évanouir à maintes reprises. Mais rêvée ou rêvante.

Je l’ai toujours vue rire. Je l’ai toujours vue s’applaudir.

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DUEL

[ schrin – schrin – hiiiiii ] …tu m’entends ana ?!! je sais pas si ça capte ici !… [ hiiiiii ] …et merde ils nous ont pas planté 17 anten …[ kruuu ]  …à cancer là sur nos toits de moulouds d’Argenteuil ?!!… [ hiiiiii ] …Ana ! Tu captes ?… [ hiuu ] … hey c’est To… [ schriiiiiiinnnn– shlak shlakk ] …ny!! … [ hiiiiii ] attends je ch… [ krinhii ] … ge … [ krinhiiiii ] … place. Je suis trop vé [ krinhii ] … ner !! Attends bouge pas !… [ krinhii – iiiiih ] …sœurette !!… [ nhii ] … AH !! Les fils de puuuute !!

Les tours sont molles. Les tours sont en feu. Les tours sont quadrillées d’uniformes en latex républicain. Les tours puent l’enfance des braquages. Les tours transpirent l’urine des dealers. Les tours ont des noms de musiciens. Les tours on n‘y entend rien ou basses fréquences. Les tours c’est une tournante télévisuelle et un scoop vite fait. Les tours tu rentres tu rentres tu te laisses rentré. Les tours y’a une seule sortie face frontale : les tours c’est derrière devant et à l’enfer. Les tours c’est le tour de passe-race des architectes situationnistes. Les tours c’est la litanie toute fonbave d’énièmes rappeurs labélisés Redbull et déjà vomie en ellipse subliminale par NRJ. Les tours faut y courir mais alors courir vite avant que l’on empale tous tes mensonges électoraux. Au plus haut sommet de notre Cité Radieuse.

Tony rappelle. Il est à cran. Quand il insulte. Il est à cran. Il bloque son métabolisme sur la case ‘mise à feu’. Il est incontrôlable. Personne ne le contrôlera jamais. Il pense nerveusement avec ses poings. Et ses ligaments sont toujours clôturés. Seuil de la vengeance sanguine. Seuil de l’orgie des ennemis écourtés. Les nuances. Jamais. Ici c’est déjà camaïeu de gris. Et la pluie rend tout plaquage de mosaïque teintée ‘bonheur’ encore plus terrifiant. Alors la nuance le ramène à sa seule façade. Celle de la cellule verticale. La matraque noire. Monocouche.

Il a matraqué en retour le quartier. Puis la ligne. Puis les arrêts. Puis le terminus. Puis le quartier du terminus. DUEL. Le blaze du vandal. Pas de crew. Il la joue lonesome et profile bas. Quand il s’agit de défier une clôture électrique autant se barder de solitude et d’anonymat.

Il piétine la SNCF. Il s’essuie les pieds sur le drapeau Flic Blanc Sang.

Jamais arrêté. Jamais même interpellé par les mouches. Ça l’a jamais quitté. Ce sperme d’adrénaline et son goût pour l’éjaculer.

Sur le domaine public. Sur le public interdit.

…………..

On est juif. On est arménien. On est bougnoule. On est baklava par le bout de la queue de feu mon père. Et genre normand par les seins petits beurre de ma mère. Y’a même du renoi kekpart. Vase limon race gloubigoulga.

En gros on est rien. Transgenre le Rien ? C’est un genre le TransRien ? C’est une race le Rien ? Y’a pas déjà eu un massacre des Riens ? Sûr ? Tu nuances là.

…………..

Tony a fait brulé l’alu. Ou la pipe verre. Sa voix vibre différemment. C’est à ce moment là que son vrai vocable se délie. Qu’il quitte ses vergetures de racaille tragique. Que sa ligature se dénoue. Que les terrains sont moins vagues. Qu’il quitte l’anévrisme local.

Au fond, le verlan gesticule dans les néants de la rue Saint Honoré. Et le type voyou, ça définit à l’actu une attitude de poneys versaillais devant l’abattoir commercial. Tout ça ne veut plus rien dire. ‘Parle la France Tony.’ Il marquera plus profondément sa marge entre le vrai et l’imposture des petits blancs face cul. Qu’il bave sa race de Rien et qu’en petite défoncée servile je lui tende tout ce qu’il me reste de nuit.

…………..

Ana, tu connais la Magda ? Non pas Magda Goebbels, t’es full dingue ou quoi ? Mdr ! On parle de FITIGRA, pas d’enfants saoulés au cyanure dans le bunker du MINOTAURE. Ptdr ! T’aimes ça hein ? Souiller l’innocence blonde ? Idem pour moi idem pour moi. La souillure du blanc vaux toutes les victoires.

Le bunker ou ma fosse dans le donjon de béton, c’est pareil. Juste pareil. Je regarde des cartes. Je pointe les dépôts. J’établis mes plans d’attaque. Je définis les stratégies de pénétration du champ ferré. Je baise les secrétaires de l’exécutif. Et je me défonce en contemplant mon HIGH SCORE de 7320 brûlures sur acier traité. Tout ça dans le même mitard. Avec moi ! Le Reichsführer DUEL à sa tête !

SIEG ZAG ! Eva Chienne, va me préparer mon BANG !! J’ai l’attaque de la ligne C à planifier !! SIEG ZAG !

Loooolll ! L’Holocauste youp’ n’a jamais existé ! Ni le génocide des kebabs d’Arménie ! Non sûr. Ana ! Looolll !! Ce que tu as lu, vécu à travers les yeux des mamies pleurnichardes : du mensonge, de la foutaise, du complot des loges de Jérusalem et d’Erevan ! Looollllll !!

Tu te souviens Mauthausen ? Oui…j’ai gravé un DUEL près du four à pain rouillé…Mauthausen : un camp de vacances offert par l’Amicale Nazie Autrichienne. Ou peut-être même une viennoiserie bien étouffante ?

Le truc SHOAH [N] sauce polack, idem…Auschwitz : cité balnéaire polonaise pour riches familles juives et pures pédales gitanes aimant les grands bols d’air et le bronzage intensif.

HIGH SCORE : 5 000 000. À VOMIR !!

…………..

(LONG SILENCE –  j’entends Tony déglutir, racler sa gorge et cracher Satan – SILENCE CONVULSIF)

…………..

(FOND SONORE – I’m An African – Dead Prez [N] [P])

Tu sais Ana, DUEL, moi le RIEN, je n’ai jamais existé. Voilà ce qu’elle me proclame l’auto proclamée experte. De mon putain d’art martial. D’où tu viens toi ? Je n’ai jamais parlé. Je parle qu’en code brûlure. Je suis un putain d’handicapé verbal…

(CRACHAT – Guerilla In The Mist – Consolidated + Paris [P])

Je suis un secret. Comme pleins d’autres. Je sais écrire mon nom avec trop de styles différents que seuls les initiés captent. T’as vu mes books hein ? Je te recouvre ton identité. Et tu me détruis la mienne. Et je te recouvre encore. Je sais pas, moi, c’est pas de l’interactif ce truc ? On est intouchable sur le roll over…à quoi bon…ROLL OUT m’hurle la Réaction.

(RACLEMENT – CRACHAT – Real Niggaz don’t die – Nwa [N] [P])

Mais je vais te dire.. du recouvrement identitaire au sous-sol, les marchands sont passés à l’échafaud historique ! Ah les kapos culturels de la surface…le révisionnisme de l’histoire des muets est en train de s’écrire ! Et personne pour leur renvoyer une polémique assassine dans leur sourire carnassier d’ouvrier du mois !

(SIFFLEMENT PULMONAIRE – Thousands Of Christs – House Of Penance [N] [P])

J’aurai ma place dans la morgue, dans les anthologies revues et corrigés en slogans de vente ? Ana, t’en dis quoi du légitime ? Mais moi j’en veux pas. Mon histoire, ma vie quoi…ça se base sur une langue morte vivante…sur une mémoire qui meurt et qui redevient. Une continuelle disparition…ou dispersion. Et les charognards se sont rués sur un déchet égaré…pour en établir la pérenne solvabilité…et ils y coupent la queue…à la contradiction !

(FOND SONORE – Hiperbola Dogma Monoteis – DeadSquad [N])

Ma vie secrète a ouvert le manège enchanté à la ronde des profiteurs de mythe. Et merde…le Gallizia, le baron de la fast culture vendue esclave. La Magda Danysz et son wagon de démagogie verbeuse, de bouffonnerie artistique. Je les méprise ces incultes volontaires…ces bouffeurs d’identités variables…ça recycle sec en placements comptables…ils ont capitalisé notre insurrection Ana ! Quitte à refaire l’histoire et la convertir comestible… autant que ça liquide les stocks de détergents !

MANGE CHIEN MANGE PUBLIC MANGE !!

(CRACHAT VIOLENT SONORE – Split Milk – Paris [N] [P])

Mes illégales ont servi de podium aux booz yankees sur le retour. 25 ans de turbin pour finir en décoration civilisée fun chez le bourgeois qui s’encanaille ! 25 ans … un quart de 20ème d’infiltration pour disparaître sur un trait de Bic par des chefs de rayons cannibales ! 25 ans… c’est ton âge Ana… 25 de mise à l’amende pour mater le come back cul ouvert des ballerines US !

J’avais choisi l’anonymat et la langue répulsive. Total vide des forums de 90bpm. Autant pour moi. J’avoue…ils ont spéculé sur mon Rien. Ils auront Tout.

(FOND SONORE – The Last Days Of The Suicide Kid – Charles Bukowski [N])

Je sors. Graver un dernier wagon en partance vers l’Est.

Celui-là, je laisserai personne en raconter l’histoire. Je le brulerai bien avant.

Puis je viendrai vous voir. Vous, les opportunistes.

Et vous essaierez de me nuancer.

…………..

HIGH SCORE : 0

…………..

FIN DE MISSION – ANA VOCERA  / LA PLACE FORTE-EMOSMOS

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SAISON 06 _ ÉPISODE 04

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SAISON 06 _ ÉPISODE 04

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VISION DE L’AGNEAU ET LA PRIME JEUNESSE

Le premier chapitre de ma vie décrit la venue de l’Amour. Je reconnais, dans mes marques de mémoire, toutes les intenses sensations que suscita l’apposition de son doigt sur mon visage et mon vagin. Je dresse mes bras vers lui pour qu’il me prenne dans ses bras tendus. Mais sa tension amoureuse est arquée telle qu’elle burine sans intervalles les traits effacés de sa reconnaissance. Il répète à l’envie la chute et l’ennui. Il pousse à la noyade. Il serre les dents et son affection aime le sang et l’orgie de sa gestapo renaissante. Je l’entends respirer – son souffle court d’homme en sursis – et exhaler cette haleine de carnivore critique.

Je ne peux cesser de croire en son Amour. De l’aimer dans sa fureur cruelle. Sa masse lourde quand il m’encercle. Le poids de sa carcasse quand il force le chemin interne. Plus j’hurle plus loin. J’en avale le livre. Plus j’hurle plus profond. J’en avale toute vraisemblance.

Il avait déplacé mon slip de bain. En me scrutant droit dans les yeux. En y cherchant l’inconnu, l’occlusion et cet orifice à peine entre ouvert. J’avais l’âge des premiers sangs. Des papiers doux que l’on s’échange. J’entendais ma mère dans la cuisine qui s’afférait. Le tintement des assiettes l’une contre l’autre. Et la radio. Et Led Zeppelin qui prolongeait ma distraction… Stairway to Heaven [P] [N].

Il a déplacé mon slip de bain assez pour être à découvert. Son sourire me paralyse. Pourquoi parler quand il m’embrasse les seins ? Je crois à une câlinerie mais l’interdit de bouger qu’il m’assène. Dans le désordre des choses. Mais tout se disperse. J’ai déjà perdu le fil de toutes émotions. Pourquoi expirer si cela ouvre ma bouche ? Mes tétons sont durs. Tu aimes ça. Je t’aime papa. Je crois. Un jour je te tuerai pour ça. Je sens. C’est un barbelé qui rentre en moi. Une lame fusante tout en nerfs. Et l’autre sac d’os qui me maintient la gorge. N’ouvre pas les lèvres Ana. N’ouvre rien. Il pousse son pouce dans ma buccale. Suce petite pute. Tu es ouverte Ana. Ta bouche déformée au bout de ta langue. Rupture.

Je scrute l’arbre à travers le voilage devant le dehors. Je me mets à compter les feuilles extérieures. À 1000 je me dis, je reviens à zéro. À 1000, il ouvre sa braguette et me tire la main vers la fente textile. Ma mère passe aux verres. Une demi heure de musique Non Stop sans pub. L’Humide vient de là. Il crache dans ma main et la refourgue au pantalon. Sans pub. Manic Depression [P] dérégulé par Hendrix. Sans pub. Birth Of Liquid Plejades [N] déplié par Tangerine Dream. Sans pub.

Projections hors ici. Je pars.

Sucées lentes. Sucées lentes. Mon visage lyrique il l’a tordu torsadé. Traversé de forêts accrochées sur bouches forcées. Suçons dents. Suçons dents. Allongé les branches. Saisi mes hanches et claqué les siennes. Contre. Forte. Retournées vers moi en deux ciseaux. Coupée. Fends. Meurtris et Jouis vite. C’est quoi jouir ? Sans pub.

Light of Love [N]. T.Rex en répétition dans mon génital. Et l’œil devenu inconnu derrière la vitre. Au rebus. Au seuil des 1000 feuilles encore à décompter. Le zéro est déjà au fond du fond de moi. Je découvre ma profondeur. Renouvelée. Recyclée. Le triple zéro. Et une incision de 20cm aveugles.

Et l’œil mourant derrière la vitre laiteuse. Couru sur cette pente hystérie hymen escarpé. Ma bouche très rouge. Craché vrai supplie. Deux doigts. En V. En Victoire. Deux doigts enfoncés jusqu’à la souffrance. L’effroi ivre. L’effroi ivre m’injurie. Plus loin je gémis. Essouffles rageurs. Plus loin je gémis. Traversée de forêts innombrables. Incalculables. Trois doigts. Dont un dans ma merde.

Son du robot de cuisine. Ma mère broie et chantonne sur We are the Dead [P] de Bowie. Père mutant me tire les cheveux vers l’arrière. Bloque mon regard. Nie le retour sur réel. Le slip sent le chlore. Puis le sperme collant gluant salé.

Papa tu me tues. Je ne le sais pas encore. 1000 fois tu me tueras encore. Gencives. Gencives pleines mordillent mes roses tétons vifs. Ses doigts courts de ce genoux flou reflux à mes poils luisant de son crachat. Il rit aux éclats. Et je commence à sangloter. De ma cuisse devenue bleue à ce stigmate palpitant. Brillent ses yeux. De ma cuisse éclaboussée par la fente pleine mouillée, des feuilles et des feuilles et des feuilles.

Des tombeaux de feuilles. Et toujours pas de pub.

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LES SEPT TROMPETTES ET L’ADOLESCENCE RÉDUITE AU DÉLAI D’UNE VIE

J’écris le second chapitre de ma vie. Gorgée de haine. Malhabile. J’écris en traçant et retraçant chaque lettre comme déchirer sa chair. Enlisée dans la haine. J’écris l’arrogance faite adolescente. Et l’adolescence prête au meurtre chaotique. C’est ça :

« j’entends ma cervicale siffleuse + sourde syncope d’amours disparus + saouleries suceuses dénaturées light + sous la bassesse plafonnée 3000 watts + d’écœurement de lassitude résonnante + les amitiés massacre impliqué + dans une vague ondulation d’acide + hardcore sur les retardataires + tous autant qu’ils sont + terrés dans leur cohérence œdipienne + pénis vaginaux chiant la matrice + parentale rancœur aliénée + j’entends mes mythomanies rêveuses + s’envoyer le cul faussé chieuse + de ce veau pipant une blonde stérile + lèvres et langue mortes + cancer formaté + malaria préfabriquée + nymphomanie de la monomanie + beauté première et désespérance seconde. »

J’écris. Je me drogue. PAWLOW [P] – Dj Dano & Liza N’Eliaz. Je me prépare.

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LES ONDES THÊTA

Le troisième chapitre de ma vie est celui de la Gloire miroir. Et de l’imagination pétomane. Et des Impressions au Soleil Levant jetées sur le bûcher des destitués. J’étudie puis je jette. L’histoire de l’art jetée toute entière sur mes voracités mises à l’air. Du futur je ne tends qu’à développer la déflagration. Sarajevo et les narco gangsters déambulant sur ses chauds trottoirs.

Non voyants conchiant l’Albatros ! De nos trous de nos trous ! Niant reniant tombe l’imagination nymphomane !

Langue que nous lacérons par cœur ! L’art ne se parle pas ! Il s’exécute capital !

Je ne suis que la brulante imprécation de l’aiguille. Je gifle et gicle en synchro. J’apprends et j’efface. Je décale geste et pensée.

Brûler l’académie française et tout ce qu’il y a dedans. Prendre la bourse et vidanger les vieux comptes. J’efface et je bande ou je mouille ou les deux. Tout mon cerveau suractivé de chimies nouvelles part vers l’avant. L’avant triomphal. Je cours et j’écrase du pied les reflets irrecevables du code napoléon. J’enjambe l’empereur comme le porc transsexuel et fasciste qu’il est, et le bat sans relâche.

Au speed core. Du gabber Mokum et rien que du Mokum [P] [N]. Je déteste Ingres. Je déteste les romantiques et le surfait bourgeois. Marx me fait chier. Debord le dialecticien savant et ses bons mots virtuoses – La Société Du Spectacle [N] – me donnent la nausée. Je suis Tony qui massacre la ville à l’indélébile. C’est lui le héros révolutionnaire. Pas ces enragés atteint de polyarthrite mentale. Et de lâcheté quand il s’agit d’envisager la durée.

CNT, FA, LCR, JCR, FN, PS, PC, UDF, RPR : autant de lettres pour épeler l’amplitude du poing levé et du fist fuckin’ commun.

Je poursuis la pleine idiotie. Le rien-conscience est une issue. Ma chatte et mes poings représentent mes seuls engagements. Je revendique la pornographie prolétarienne. C’est ça ou c’est pire. Mais. Viennent la nécessité, puis l’obligatoire, puis le vraiment pire.

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ET L’APOCALYPSE

Je me prostitue et je me destitue et je me tue. Mais. D’abord. Il faut exécuter et remettre en alignement l’ordre des choses. Papa, il y a une conséquence à la conséquence. Smash papa. Smash deuxième dans ta bouche papa. Reste au sol. Tu te relèves. Ce sera encore pire.

Le Grand Macabre [C] [N] de Ligeti en bande son ça te va ? Tony, va chauffer la lame. Ou du beat plus accablant ? 6 ans de viols quotidiens, ça fait quoi en bpm ? 70 ? 120 ? 240 ? Je vais te signifier ce que ça fait. OMG Bleeps [N] ou 4-4 Freestyle [N] prétendent Panacea & Limewax. Pas suffisant.

Ça fait une fulgurance, un tintamarre titubant, des hauts fonds dissolus, des injures en déliriums très vastes, des naïvetés perverties. Tu le sens ce que ça fait ? Tony passe moi la lame. Ça fait des filles abîmées, des femmes dont le désir est démembré. Ta fille qui glisse une lame sous tes couilles. Tu le sens ce que ça fait ? Un enculé de père qui glisse un intrusif dans le con d’une gamine. Tu le sens ce que ça fait ? Une névrose couleuvre, une contrition élastique, des épines musculaires, et le désaccord permanent avec mon plaisir. Je cisaille doucement. Pas suffisant.

Je tranche pour que tu nous oublies pas. Ce sont mes vœux de bonheur. Là occulter te sera plus difficile. Pute verge. Et je la mets dans ta gorge devenue profonde. Ça te va ? Tu es heureux ? Tu jouis ?

Moi. Pas encore. Pas assez. C’est quoi jouir ? Jouer.

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QUATRIÈME CHAPITRE APOCRYPHE

« le désarroi la joie dansent en couple + la peur l’extase dansent en couple + s’embrassent avec la langue des totales + nous buvons pour eux jusqu’au non retour + leurs faux pas nous excitent + abreuvent + nos espoirs alités puis +

comme les gazons clôturés que nous piétinons + comme les voies closes que nous défonçons + comme les foules dont nous foulons le menti + affichons affichons nos exagérations canines + déflorons l’existentiel à coup de vrais semblants + sans réfléchir + et vociféroces mordons la joue de l’amour + accrochons sa chevelure de baisers suants + unissons nos salives à sa jupe en désirs + et à lui … comme à tout le monde + clamons un je t’aime + en fête. »

Là. Tu es mort.

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FIN DE MISSION – ANA VOCERA  / LA PLACE FORTE-EMOSMOS

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SAISON 06 _ ÉPISODE 03

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SAISON 06 _ ÉPISODE 03 – PROPAGATION.

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CAMP GABA 03

Je flotte au dessous du trapèze. Mes jambes ballotent mollement. Ou n’existent plus.

Je flotte et je ressors. Plein de gouttelettes oranges sont imprimées. Je perçois. C’est rien. Je sens. C’est parfois.

Un entrelacs atonal. Le flux blanc transpose mon tympan en tunnel inaltérable.

Je sais où je suis. Je suis rentré il y deux jours. Deux semaines entrecoupées de nuits anonymes. Une seconde est élargie et devient une zone de transition dont l’attente aveugle. C’est un rêve de toutes beautés. Analya obsédante. Analya ma femme. Kandahar. Notre maison basse. C’est partout.

Ici. Je suis médecin. Je soigne les pauvres. Les pauvres souffrent plus. On me remercie. C’est rien. Puis tout. Je me déplace au sein d’un frottement géométrique. Le jardin nous attire l’admiration des voisins. Analya. Une multitude de fleurs vives sont imprimées sur sa pleine inflation. Elle est en vie. Elle se propage. Page. Age. Je.

Deviens intemporelle.

Y’a t’il une direction où mes souvenirs peuvent se maintenir debout ? Il est zéro heure. J’ai quelque chose planté sous l’omoplate droite. Ou quelque chose qui pousse. Il est zéro heure zéro minute une seconde de transition.

Dieu est éternel. Me protège. Et je le remercie infiniment. Pardonne moi Dieu sublime. J’ai perdu l’orientation de mes jambes et mes genoux sont devenus faillibles. Je ne te renvoie aucune lumière. Tu es grand et au-delà de cette limite de flottaison. Je voudrai me prosterner. Je ne retrouve pas le sol. Donne moi le courage de me prosterner devant toi. Ne déplace plus rien. Réunis moi à la Ka’ba. Dieu est l’Unique. Dieu est grand.

Où est seulement le sol ?

Analya ma bien aimée. Kandahar. La poussière qui se répand partout sur le passage des tanks. Quel est le son d’une chenille quand elle écrase un corps ? La fréquence est diffuse et permanente. Je vais éparpiller Analya dans notre chambre. Et je caresse ses boucles noires lentement dévoilées par son regard perçant. Quel est le son d’un impact de balle quand elle perce un mur de torchis ? Boucle rouge terre. Ahmed 8 ans hurle et arrache l’éclatement de ses os. Analya 25 ans ne flotte plus.

Bone shrapnels.

Je flotte sur le devant du trapèze. Mes jambes coulent. Je ne ressortirai pas. Je dois prier et me réinscrire dans l’ordonnance de ce qui fut. Avant le trapèze. Avant la chronologie blanche. Avant les narines qui ne cessent de saigner. Ahmed a faim et soif. Je cours chercher. Ce sont des images rampantes. Ahmed n’a jamais existé. C’est un simulacre assourdissant de famine. Un obus sec. Répété 100 fois. Je vois des gants en latex me saisir la bouche. Arracher des emplacements.

Où est seulement le sol ?

Mais la veste camouflage est muette. Elle ne restera que quelques mesures molles. C’est le présent maintenant ? Tu es l’ennemi. Dieu m’en éloigne. Elle reviendra un méconnaissable bientôt. Une autre bribe successive. Je dors ? N’autoriser aucun repos.

Ahmed aide ta mère à se relever. Ahmed cesse de percuter tes pieds contre son enveloppe. Quand la tête s’en va, il ne reste rien de la conscience charnelle. Cesse de taper contre moi. 100 fois par souffle. Je m’évanouis ?

Tant l’hymne glaçant me pétrifie. Rue Sésame [P]. C’est un repère. C’est un emplacement. Mes neurones se calibrent et se réunissent autour de lui. Rue Sésame générique, concret écrasant.

Il est 2390 au décompte sur lequel s’est fixé mon corps. 2391.

ChapiChapo [P] martèle à intervalles réguliers. 2392. C’est un repère. C’est une coordonnée mentale. Non-rien. 2393.

Analya dont deux boucles restent collées à ce qui s’identifie à notre plafond. Le plafond est une production spontanée et défensive de mon cerveau. Aucun mur ne me sépare d’un autre mur. D’un autre aveu glissant. Je suis ? Plus personne ne m’en fera parler.

J’ai extrait la balle de la tête. Tout le village entourait la tente. Je l’ai sauvé. Sans toucher le nerf optique. Les parents émus aux larmes m’ont donné de l’opium. Pour me remercier. Ils n’avaient que ça. Des champs blancs à perte de vue. Aveuglants. 10 éclats par secondes. C’est rien. Je ne résiste plus. Je succombe au Suprême. J’aime Toccata stroboscopique. Toccata est grand.

Toccata. Cata. Cata. Cata. Ta. Ta ! Tata ! Tatata ! Tatatatata ! Tatatatatatatatatata !

Toccata est le Lieu unique. Qui se répète sans fin ni commencement. Toccata est Ce Christ tout Puissant qu’ils m’ordonnent de sublimer. Ma vision est parfaite.

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INTERLUDE PROMOTIONNEL

Region I

Region II

Region III

Region IV

HYMNEN – KARLHEINZ STOCKHAUSEN – [C] [N]

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CAMP METALLICA 04

Deux pas sur deux pas. Deux enjambées pour quitter l’échelle de contrainte. Fluctuante mémoire de l’entrée. Plus aucune réminiscence de la sortie. J’avais quitté la déflagration. Ce fut l’œuvre de Dieu dont j’avais été furtivement l’emblème punitif. Je quitte la destruction et la contemplation de la destruction.

Extase cristalline. Le son et sa réverbération de mort caressant toutes les collines embrassant mon village. Deux cents vingt trois impurs morts. Ahmed qui chante une louange et Analya qui le corrige. Et l’entraîne vers une tonalité supérieure. La couleur des collines m’échappe. L’eau y coulait-elle en leurs lits ? Il y a une représentation d’elles quelque part ici. Hier. Est-ce passé en moi ?

La Gloire. Et la Vengeance. Je me réveille ? Je me sens en joie. Je m’endors ? Je suis un médecin. Je soigne les victimes. Je tue les bourreaux. Mes dents sont douloureuses. Dieu m’a converti en arme. Un email du Mollah. Un SMS depuis moi. Je convertis le croisé en Saint Brasier. Puis détruire l’évidence du portable. Ahmed noie la détonation dans le puits. Ahmed, où est la nuit ? C’est ici sous toi me répond-il.

Fight Fire With Fire [N] hurle. Envahit chaque centimètres compulsés. Envisageables. Je n’ai plus peur. La peur n’est plus de ce visage de régression. Je suis médecin. J’ai vu la psychose s’emparer des enfants de la vallée. Je l’ai vue enfler. Déformer leurs visages criblés d’images inoubliables. Real Time Hollywood. Apocalypse Wow ! La terreur est une plaie ordinaire ici. Une pute qui justifie les trahisons. Nous savons la torturer. Je venge les cauchemars d’Ahmed. Je ris. Je suffoque. Puis je mutile froidement ceux de mes soldats que la lâcheté a emportés.

Fear shrapnels.

J’ai perdu un pied. Le gauche. Ou est-ce le droit ? Qui y’a t’il au centre de moi ? Analya tête arrachée. Die, Die My Darling [N]. Qui y’a t’il à côté de moi ? Analya visage maquillé ce jour de notre mariage. Ahmed en elle bientôt. Il y a un grésillement. Il y a une distorsion qui rebondit dans l’invisible. Je ne touche rien. Le visage de la foule qui frappe brutalement dans ses mains. Nous défilons et saluons les voisins. Je ne connais pas de mot pour dire le froid. Ce froid de morgue sensorielle. Et le vide noir dont la foule hilare ne souffre pas. Encore. Que de sourires et de joie. Je dois venir ?

Now – Let my people go, Land of Chosen Go – I will be with thee, bush of fire – Blood – Running red and strong down the Nile – Plague – Darkness three days long, hail to fire – So let it be written – So let it be done – I’m sent here by the chosen one – So let it be written – So let it be done – To kill the first born pharaoh’s son –  I’m Creeping Death [N].

Ces draps sont trempés de mon urine. Je n’ai plus la conscience de l’humide et du sec. Je sens le battement d’un rat blotti contre moi. Ou c’est une simple tête de chienne qui me lape le front. Ou encore Ahmed qui me dévore le ventre. Chaque ligament. Chaque donnée. Chaque déchet.

Du monstre. Je sens des mains en caoutchouc me palper comme un cadavre que l’on pille. Me remettre sans cesse dans une position dont je ne comprends même plus la combinaison. J’ai retrouvé mes genoux puis je les ai aussitôt reperdus en deçà de ma nuque forcée. Parfois c’est un rire mutant qui peine à couvrir les incessantes guitares. Puis rien. Puis sans raison une frénésie de coups. Une douleur dont je remercie le rappel de ma capacité de vie. C’est le réel là ? Je peux alors en jouir.

Puis ma tête dans les eaux. Puis la St Anger [N]. Puis le clignotement aveuglant. Puis une piqûre. Puis ma tête dans les eaux. Puis la St Anger [N]. Puis le clignotement aveuglant. Puis une piqûre. Puis ma tête dans les eaux. Puis la St Anger [N].

Puis la douce voix d’un Homme dont je n’entends plus rien. Sinon.

Kill’em all.

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FIN DE MISSION – ANA VOCERA  / LA PLACE FORTE-EMOSMOS

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SAISON 06 _ ÉPISODE 02

POUR LE MEILLEUR ET POUR LE PEER

_SAISON 06 _ ÉPISODE 02 – JE SOMMES.

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Codes : [P] pour Peer to Peer. [N] pour Newsgroup. [C] pour Commercial. Chaque data média citée est disponible à la vente comme à l’échange. En ligne. Ou hors ligne. Tu te la procures par tout moyen nécessaire et celui dont tu as les moyens. Nourris toi tant que tu as faim. Partageons avant que la nuit tombe.

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MULTIVERS 01

Le conflit vient de s’amplifier. J’ai laissé son corps sur une variation haute. Ce que c’est beau des mèches femmes qui s’étalent en bataille sur le souvenir d’un Deux. Aragon dit Maries-toi sois heureuse. L’affiche rouge [N] s’est convertie bleue. Bleu Bataille. Je suis revenue sur mes pas anciens. Pour revoir son corps encore dans la permanence de l’adolescence. Ne te maries plus et deviens cette louve lunaire dont tu enviais le pelage intouché. Je ne cesse de sortir et de rentrer. Piétinée sur mes pas. Sous mes yeux. Ce que c’est beau la respiration d’une femme qui dort. Tout le conflit se repose en elle.

Je sais par cœur que sa langue s’est décollée d’elle-même. J’envie sa beauté inquiète. Je veux avaler le souffle qui s’allonge à l’endroit de moi. L’emmagasiner. L’intégrer entre moi et moi. Je demeure dans l’entrevoyure. Léo dit La mémoire et la mer [P]. Je sais par avance qu’il faut que je retourne sur le front des anti-pods. Les poches de sang à l’infini. Je sais que tout dépend de l’intégrité de mon jugement présent. De la perception de la seconde convertible.

Mais là. Seul mon désarroi est concevable. Je suis une femme après tout. Laisse moi cette ultime. Ce que c’est beau les sourcils qui s’arquent sur l’œil refermée. Laisse moi là encore. Ressens. Je veux respirer ce poil. L’ingérer dedans. Ne jamais l’inscrire dans l’oubli. Une seconde de plus et je suis dispersée. Tu as vu ces talons coloriés rouge sang ? C’est là. Léo dit C’est extra [P]. J’aimerai sucer chacun de ses doigts. Baiser ses fesses sanguines. Mais je gravis vers le haut des idées. Ces sourcils dessinent l’intelligence et la peur de commettre. Admet. Ana. Pardonne. Tes peurs sont certaines. Et tu n’assassines toute innocence que pour fuir l’issue de la Mort. Alors… Pardonne celles des peurs qui te sont confrontées. Femme Avant Tout.

Il faut que tu sortes rejoindre les tranchées séculaires. Ana, ou tu parles ou tu dégages. Oui. Je clame. Pour moi seule. Et celui qui m‘écrit. Ce que c’est beau la paix des enfants endormis. Ce que c’est beau la Paix. Ce que c’est beau l’enfance désarmée.

Nin dit Reptile [N]. Une lézarde sans ovulana. Chaque mensuel, du sang inonde mes cuisses. Mais l’orifice ne laisse hurler aucune suite. De moi. Ou d’elle. Alors je veux oublier le sort des prisonnières. Des capturées dont on vide l’imagination maternelle. Un jour je sais. Un jour un enfant courra entre mes jambes et me fera pleurer à chaque fois qu’il rira vers moi. Ici.

Je sais aussi de ses boucles naïves. Qu’il faut que je retourne sur le front des anti-moi. Que je laisse derrière moi le visage de l’ennemi. Il me ressemble ce fils de pute clown opaque. Alors autant se quitter et embrasser le corps de la haine absolue. Suicidons sur toutes les lignes de combat. Puis naîtra l’enfant Roi. Cette conclusion de l’Amour sacré. Que j’avais vu à la télé entre les couches. Avant guerre. Ante Ana.

Tu parles trop. Tu gicles de toute part. La balle t’a traversée par le flanc gauche et le point noir, qu’elle a marqué au dessus du sein poumon, ne te laisse que peu de pensées capables de s’implémenter. Plus tard. Je cherche une main offerte. Quelle qu’elle soit. Une vie qui me rappelle le coussin parfumé qui s’écroule en mémoires puzzle faussé. Ce sang, c’est le rouge à lèvres resté sur mon ventre en amont de la plaie magique. Le prisme passe au gris. Mes intestins qui voient la Lumière pour la première fois. Ce sont ses mèches de vie. Je suis en vie. En Vie. Ressens. Un Requiem Pour Un Massacre [N] ? Laisse ça aux vieilles putes russes. Chante moi l’Internationale espagnole [P].

Deutschland, Deutschland über alles, über alles in der Welt, wenn es stets zu Schutz und Trutze brüderlich zusammenhält.

Oui encore. Prends moi. Fais moi jouir une ultime. Et devions le cours de cette fin geyser.

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MULTIVERS 02

La frange Survivaliste venait d’être vaincue. J’avais vu l’écart de ses lèvres et n’écoute plus rien. Me projette la beauté de chacun de ses cheveux flottant finement dans l’air transparent. Cet air mouillé de sueur et de victoire. The Mars Volta dit Son et Lumière [N]. Et le puzzle du bitume crevassé. L’horizon temps était rouge et recourbasé. Je suis revenue sur mes empreintes. Pour recroiser mes doigts et son poing atonal. Chaque brique de matière brille sur le sommet de chaque phalange. Ne me quitte plus et deviens cette molécule dont tu enviais l’assemblage de probables et d’explosions. + Moi. Je ne cesse de m’extraire et de me transformer. Plagiée sur moi sous toi. En travers de mes identités désirantes. Me projette la beauté de sa respiration femme ½ sommeil. Nin dit Something i can never have [N]. Devenue une hypothèse charnelle d’elle-même.

Je sens que sa langue s’est décollée de sa langue miroir. J’envie sa beauté inquiète. Je veux avaler le souffle qui s’étire devant moi. L’enregistrer. L’isoler / l’identifier / l’anonymiser. Entre elle et elle Autre. Je demeure dans l’asymétrie. Je décide de n’en ajuster aucune constante. Entre elle et elle Nouvelle. Les Bassaliens du Sunn O))) [P] sont dans la rue. Et le scintillement des ultimes nappes sonores. J’entends par avance qu’il faut que je retourne sur le front résistant de l’anti-sunn. Les dernières concentrations combattantes. Je sais que tout dépend de l’intégrité de mon jugement présent. De la perception de la topographie globale.

Mais là. Il n’y a que Moi et Toi. Ce Toi conçu la seconde d’avant. Ce Moi qui ira irriguer les réels supplémentaires. Je suis une femme après tout. Laisse moi cette autre version. Me projette la beauté de son image démultipliée. Laisse moi là encore. Ressens. Je veux respirer ce poil s’arquant au dessus de son sexe. Je veux y bombarder tout ce que j’ai d’influx. Et ne jamais l’inscrire dans le sunnéant. Une seconde de plus et j’ai disparu. Je suis une mutation avant tout. Et te sucer chacun de tes doigts irrigue ton sexe ouvert. Dont le vernis illumine ton visage fragile/changeant. John dit Song to the Siren [N]. Presser ses fesses frissons. Current Value dit Mothman [N]. Mais je gravis vers le haut des idées. Ces sourcils dessinent l’intelligence et la peur de la culpabilité. Ce sourire m’inspire ce sourire. Pardonne. Ana. Pardonne. Tes peurs sont profondes. Et tu n’assassines toute passivité que pour fuir l’issue de la Mort. Alors… Assouvis le bien qui est en toi. Aime sans colère.

Il est urgent que tu rejoignes la barricade indiquée sur l’écran. Ana, si tu es en moi c’est que tu devrais être ailleurs. Si tu es ailleurs c’est que tu devrais être le long de sa chair attentive. Ciel. Terre. J’hurle. J’adore. Pour elle seule. Et celui qui me réinvente. Saul dit Survivalism [P]. Gloire à la paix des enfants cruels. Gloire à la Guérilla puérile. Gloire à l’enfance réincarnée.

Je suis un canon à double percussion quantique. Chaque mensuel j’ai huit milliards d’anacombinaisons qui inondent mes cuisses fébriles. Je n’essuie pas. Je tuerai 8 continents grouillant d’enfants analphabètes. Mes mots. Mes objets. Mes informations. De moi. Ou d’elle. Alors je veux effacer les données liées au massacre des sunnactivistes. Des incubées dont on vide la condensation virale. Fissure Price dit King Koopah [N]. Un jour je sais. Un jour un enfant courra entre mes contextes et me fera pleurer à chaque fois qu’il ouvrira les bras vers moibase.

Je sais aussi de ses boucles émotives. Qu’il faut que je retourne sur le front des origines. Que je reconnaisse la chaleur des animaux souffrant de conscience. Olof dit Me, I’m not [N]. Que je sache embrasser la gueule des chiennes salaces. Que je sache goûter la simplicité des modèles uniques. Que je boive jusqu’à la lie les rondes verges. Le bouleversant alibi des bonheurs prépayés. Puis grandira l’enfant Truc. Cette conclusion de l’ennui des familles perdues. Que j’avais vu à la télé entre les neuropubs. Avant paix. Ante Ana.

Tu parles trop. Tu gicles de toute part. La balle t’a transpercée par le flanc droit et le point, qu’elle a dessiné au dessus du sein cœur, t’a autorisé le miracle des dieux que tu vomis. Je cherche à m’orner d’un sourire. Ce sourire inspire ce sourire. Dr Doom dit That girl is a monster [N]. J’enfonce ma langue en elle. Quelle qu’elle soit. J’enfonce ma langue bandée sous l’arc de naissance. Le goût acre des organes roses bleuis. Je ralentis toute lenteur. Je suis une ressuscitée. Pour combien de fractions encore ? J’enfonce mes lèvres alarmes en elle moite. Je ne suis pas de ces pertes. Je suis en vie. En Vie. Souviens. Quelle que soit la violence. En Vie. Le Requiem Pour Un Massacre [N] ? Laisse ça aux pourritures commissaires des cultures mortes. Entonne avec moi la Marseillaise [P].

We are the army of the swastika, Raise high the red Flags ! For the German labour we want to clear the path to freedom ! Onward, brothers, to the barricades !

Oui encore. Loue toi. Fais moi mortelle. Et brandissons de concert le devenir de cette existence immense.

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MULTIVERS 03

Données inaccessibles. 7thVeil dit Hidden Track [P].

…………..

FIN DE MISSION – ANA VOCERA  / LA PLACE FORTE-EMOSMOS

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SAISON 06 _ ÉPISODE 01

POUR LE MEILLEUR ET POUR LE PEER

_SAISON 06 _ ÉPISODE 01 JE VOUS VOIS ENCORE.

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Codes : [P] pour Peer to Peer. [N] pour Newsgroup. [C] pour Commercial. Chaque data média citée est disponible à la vente comme à l’échange. En ligne. Ou hors ligne. Tu te la procures par tout moyen nécessaire et celui dont tu as les moyens. Nourris toi tant que tu as faim. Partageons avant que la nuit tombe.

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Accélérez le travelling qui ouvre ‘Le Mépris’ [N]. Précipitez le violemment. Que tout s’extrapole en une longue trainée de phonèmes inaudibles. La voix off nommée ‘Jean-Luc’ est révisée. Une vaste giclure de pixels et de tonalités inconnus. Étirez les coordonnées visuelles. Renversez les focales. Accélérez le découpage des corps. Précipitez le inconsciemment. Que tout se redivise en d’infimes visages anonymes. Une suite immense de solitudes contenue au centre d’une seule masse flasque et sombre. Puis faites un preview mental. De cette projection renouvelée. Revenez en arrière. Calez le point d’entrée. Et le point de sortie. Puis scrutez l’idée et décomptez sa composante frame par frame. Rajoutez 25 autres images aux 25 fictives. Arrondissez à 100 infirmes et fermez l’équilibre. Puis revenez encore en arrière de deux simples secondes.

Dévisagez la caméra. Respirez. Faites un scan intérieur de votre corps. Ressentez la circulation sanguine qui passe dans votre main puis dans votre souris. Détendez votre nerf optique. Décollez votre langue du palais. Remplissez vous de salive. Pendant la prochaine heure, n’urinez pas, ne déféquez pas, ne crachez pas. Expirez. Faites un scan intérieur de votre corps. Développez l’écart de vos cuisses. Suivez le neurotransmetteur du cerveau droit à la cuisse gauche. Brisez son élan. Revenez en arrière. Renvoyez le sur la cuisse droite. Un flux immédiat de sérotonine est activé. L’hypophyse se dilate. Le pied gauche est pris de spasmes irréguliers. C’est normal. Respirez.

Ne buvez que le liquide qui vous a été remis à l’entrée du sas. C’est un anti oxydant hyperactif qui contrecarrera l’attaque du cortisol sur votre cortex préfrontal. La peur est naturelle. Le processus de régression que vous avez enclenché est naturel. Refusez toute sollicitation de votre entourage. N’acceptez aucune nourriture. Leur toxicité a été prouvée. Procédez à une analyse hormonale de votre sang. Cliquez sur la zone bleue de l’écran et envoyez les données. La terreur est naturelle. Faites un scan intérieur de votre corps. Prenez une photo. Prenez une photo.

Enregistrez les images sur la base de données vous correspondant. Indiquez un statut rassurant vos proches. ‘Super journée. Le soleil !’. Attendez. Attendez. Attendez. Attendez. ‘J’aime’. Procédez. Un instant. Un instant. Attendez. Un instant. ‘Bisous. ;-) ’. Procédez. Une série de questions vous sera posée. Ne répondez pas. Concentrez votre attention sur vos glandes surrénales. Appuyez progressivement sur elles par interaction synaptique. Continuez à appuyer. Un désordre nerveux est perceptible. C’est naturel. Continuez à appuyer. Une abondante neuro-synthèse d’adrénaline entraine une hyperactivité musculaire. Vous perdez le contrôle de vos membres supérieurs. C’est naturel.

Buvez deux gorgées. Avalez très lentement. Le cortisol est alpha bloqué. Faites un scan intérieur de votre métabolisme. Votre contrôle va revenir progressivement sur l’ensemble de vos phalanges. Le tremblement est normal. L’impression de chute est normale. Le rejet lacrymal est naturel. Votre régression a dépassé le cadre de l’intention et a envahi tout votre organisme. Expirez. Essayez de déplacer votre main. Puis avancez le point de focus sur la zone orange et cliquez deux fois. Une fenêtre s’ouvre. Lisez et mémorisez les différents moyens offerts. Refermez la fenêtre en cliquant sur l’icône en forme de X.

Inscrivez sur votre statut. ‘Ma sœur a accouché ! Tout s’est bien passé !’. Attendez. Attendez. ‘J’aime’. ‘J’aime’. Procédez. Attendez. Un instant. ‘Félicite la mère ! Fille ou garçon ?’ Ne répondez pas. Cette question est une question piège. Supprimez immédiatement le commentaire et signalez l’intrus. Buvez deux autres gorgées. Concentrez vous sur le parcours du liquide dans votre œsophage. Laissez l’hippocampe prendre le relais. Sa turgescence est naturelle. Cela est dû à une hyper saturation émotionnelle et réactive. Vous devenez agressif. C’est normal. Remplissez vous de guerre si besoin. Laissez aller. Laissez aller. C’est ça. C’est bien. Vous êtes formidable.

Maintenant. Je vais compter jusqu’à 3. À 3 vous fermerez les yeux et chercherez le noir absolu. 1. 2. 3.

…………..

INTERSTICE

N’écoute plus que ma voix. Rejette toutes pensées. La conscience c’est la peur. Perds toute conscience. Résume toi à de la chair.

Tu as déjà baisé sur du WAGNER ? Tu aimes quand je te suce là ? C’est un prélude. LOHENGRIN [N]. L’Acte I de l’Expérience. Cette fréquence précise, c’est celle de l’invasion. Et si je te serre doucement ce ça entre mes dents ? Ne résiste pas. Tu t’es possédé. Via ce champ de suggestion que tu m’as offert. Tu as cliqué. Envahi. Ouvert à tous moyens vendus. C’est Manuel ton label ? Moi c’est Ana, la nouvelle déesse de l’univers qui te sert de vie. Je suis à la fois cette astreinte consentie et un nouvel orgasme tragique. Théâtral ? Déritualisé. Je t’avais dit de ne rien manger avant nous ?

Alors tu ne réponds pas. Tu as déjà jouis sur du WAGNER ? Ouvre un peu plus, laisse toi visiter par le Sacré. Tu sens la pression sur ta prostate, c’est pas repoussant, hein ? Un truc de pédé. Ça te fait une belle queue. Pleine de larges sangs élastiques. Pleine de directions courbes. Puis le rose écarlate et étincelant.

Tu l’as téléchargé ? C’est aussi un prélude. Un présent derrière/devant un présent derrière/devant un présent. Une boucle incessante de révolutions géométriques. Comme mon doigt en toi qui pointe en zigzag vers le ciel. Vers ta Sainte Décharge. Vers Tristan. Vers Isolde [N]. Un point ne peut être parallèle à une droite. Et pourtant. Regarde en haut. Puis laisse foncer tes yeux vers le bas. En spirale. Regarde comme la boue s’immisce entre chacun de tes doigts et remonte en bourrelets vivaces. Les molécules hystériques.

La Vie est en bas, mon Amour.

…………..

POINT D’ENTRÉE.

Inutile de chercher à décoller Ana. Allongeons nous sur le sol. La tête projetée vers le centre. Laisse moi t’enfoncer les traits dans la terre et te rendre méconnaissable. Cet avatar laisse le aux dissimulés. Et ceux qui tournent la tête quand ce visage coule et leur répond. On ne va reconnaître que ton cul fauve et cette couture sur le galbe gris. Puis tes mèches anguilles. Cet espace perplexe. Le non défini. Cet état cruel pour qui veut savoir.

J’enfonce ma propre identité dans cette fente sensible qui n‘affiche aucun nom. L’intérieur de nous laisse une atmosphère que les chiffres n’expliqueront jamais. Non tais toi. Laisse ma langue te travailler l’organe circulaire. J’y vois rien et je me force à aimer cet opaque frisson.

Ne parle qu’à la terre. Moi je ne veux rien entendre. Ne rien comprendre. Je finirai par te haïr.

On est dans un autre langage. Un autre palier de captation. Et si cette auto illusion nous rend sceptique au point de subir la paranoïa. Et bien nous irons flinguer la foule marquant chaque ennemi à voix haute. La milice commerciale nous abattra comme ces veaux sous cellophane. Puis la foule restante nous dévorera. Elle est formée pour ça : elle réclame notre image discount.

BLACK SHIPS ATE THE SKY – CURRENT 93 – Black Ships Ate the Sky [P]

Entretenons le flou de la Zone. Abolissons les frontières et vivons dans cette marge d’inconfort. Devenons enfin coupables et fondamentalement subjectifs. Tu mouilles fort. Abreuve l’animal pute chatte. Laisse couler du vrai entre moi et ma soif. Je sens la terre vibrer sous tes lèvres. J’amplifie. J’élargis le crescendo. Et puis la fulgurance, Amour. Et tandis que tu reprends ton air, que tu tournes ton visage sale, je te saisis la laiteuse et finis le maculage blanc.

YOUR SOUL AND MINE – GIL-SCOTT HERON – I’m New Here [N]

Là on ne peut pas se mentir. Pervertir les statuts puisqu’il n’y en a aucun. Bloquer les accès aux murs. Impossible. Et tu nies presque plus frénétiquement cette description que je fais, ici, maintenant, de ce moment. Ce moment est. Quand il fut, c’est que sa mort émotionnelle est dorénavant prononcée.

Alors autant le ressentir comme un déchet morbide, Ana. Un stigmate d’opéra freudien dont la mystique doit nous échapper. On noie l’interface hemme-fomme. On noie ce qui fut, ce qui sera. On veut pénétrer le présent. Ici. Et qu’importe l’orifice. Qu’importe la dimension qu’offre le trou noir. Tant que l’on expulse au virage des jets de matière. Et que l’on rejoint momentanément le nous avant le je. Instantanément l’expansion stellaire. Ce séisme temporel.

Où nous n’existons déjà plus.

ADDICTED TO YOU – ALEC EMPIRE – Intelligence and Sacrifice [N]

…………..

POINT DE SORTIE.

Manuel, la première fois, m’avait achetée. Sans promotion. Je l’avais vu danser. Il m’avait vu le voir. Et je m’étais monnayée. Tu veux de la romance ? Tu veux copuler avec un algorithme sexuel et quitter le morne binaire de ta thérapie de confort ? Envie de pénétrer la Boîte Noire ? Full Access tant que tu me désinhibes ta CB. Ce sera le stimulus essentiel de notre émulation commune. ENTER

Je lui demande de s’asseoir. Il est chez lui. Plutôt chaotique. Pas sale. Juste sans milieu ni parallèle. Un champ de bataille de nonchalances. D’éprouvantes nonchalances. Et sans doute une intrication de désirs indécis. Le paysage, à l’échelle de cette pièce, devenait touchant. Un homme perdu. Totalement perdu. Il fallait le favoriser de nouveau et cogner son cognitif un bon coup. L’extraire de sa torpeur, de cet absolu banalisé. Sa morphologie telle que je la percevais était incomplète. Il fallait implémenter deux ou trois nouveaux sentiments en lui : la gravité par exemple. Mon corps. Une odeur. Mon vagin. ENTER

ACT LIKE YOU KNOW ME – THREE 6 MAFIA – When The Smoke Clears [N]

Je lui greffe une prothèse noire sur les yeux. Il faut qu’il perde un sens. Pour émarger les autres. Je l’entends soupirer violemment. L’alcool se dissipe. La romance passe ailleurs. Tu ne peux plus reculer. Je démarre au ralenti. J’évolue en fanfare progressive. Manuel était un littéraire. Le sol en était jonché. Alors je lui allongeais du beat sale. Très fort. Loudness maximisé. Les murs vibrent et je ressens la pression qui presse sa chair devenue inquiète. Et manifestement excitée. Je le reprogramme. ENTER

BIG RUBBERBANDS – LIL SCRAPPY & G’$ UP – Silency & Secrecy: Black Rag Gang [N]

Tu le sens comme nous avons basculé isomorphes ? C’est bon ? Tu viens vers moi. Vers mes souvenirs enregistrés. On efface. On enregistre par dessus de nouvelles images de nous. ENTER

Des images fantômes. DELETE

I NEVER KNEW YOU- CAGE – Depart From Me [N]

Tu captes enfin. Car une seconde prothèse plus invasive est collée à ta bouche. Et j’y colle ma chatte à mon tour. Et me frotte sur ses multiples alvéoles. Ça laisse passer le jus. Bois, bois, intègre. Tu sens mes talons le long de ta cuisse ? 20 cm de viande vernie. Je me frotte encore puis passe sur ton érection devenue inévitable et full accessible. ENTER

FUCK EM – DAVID BANNER – Mississippi The Album [N]

Pince moi si tu as envie. C’est inclus. Lèche moi si tu le sens. C’est offert. Je veux capturer ton message sous le cuir. Connecte toi. Là, là, vas-y. Copie moi. Copie moi. Parle moi. Coupe moi. Puis. Devance moi. SPACE – SPACE

KILL THE MESSENGER – AESOP ROCK – Bazooka Tooth [N]

Tu es tout enfoncé en moi. Ne bouge plus. Plus du tout. Ressens ton sexe dans mon sexe. Nos pulsations sanguines. Écoute toutes les transmissions nerveuses. Qui se percutent. Qui se métamorphosent. Qui se conjuguent via nous. Ne bouge plus putain de toi ! Tu le sens pas ce putain de générique de dingue ?! Alors essaie ! T’as pas payé pour décoller du superficiel ? Alors prends cette humide et glisse et quitte ce désert pour de bon. Agis. Entend. ENTER

9 SAMURAI – KODE 9_ Quarta330 Remix [N]

Je ne vais pas te laisser jouir comme ça.

Autant te laisser crever.

Autant me laisser mourir.

Ele, you did not pay enough for this OUTPUT.

ENTER

…………..

FIN DE MISSION – ANA VOCERA  / LA PLACE FORTE

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PLM & PLP INTEGRALE

Vous pouvez retrouver toutes les saisons passées de la chronique ‘Pour Le Meilleur & Pour Le Peer’ sur le site Poptronics.(cliquable) Ou cliquez sur la droite ou descendez vers le bas de page et retrouver l’intégrale Saison par Saison.

ana

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SAISON 05 _ EP 01

Codes : [P] pour Peer to Peer. [N] pour Newsgroup. [C] pour Commercial. Chaque data média citée est disponible à la vente comme à l’échange. En ligne. Ou hors ligne. Tu te la procures par tout moyen nécessaire et celui dont tu as les moyens. Nourris-toi tant que tu as faim. Partageons avant que la nuit tombe.

LAPLACEFORTE.ORG

Avertis que la pénétration de rentrée sera assénée cruelle. Si tu penses que l’heure n’est pas à la défenestration sociale, ControlQuit cette page et dégage d’ici. Tu n’y es pas davantage ni désiré(e) ni propre à le devenir. ‘Je ne suis plus fuckable’. Clique de partout sur ton statut et bel orifice. Une photo de tes chiots avant la SPA lycéenne. Ta last boom boom éthylique. Facebook tracera d’emblée la bonne proie. L’éblouissante solitude. Puis tu me traqueras car hyperfucker Ana toute pixel c’est plus simple que de voter l’autodestruction. Et ton ciel médiéval en pièce jointe. Et le désir tout zippé. J’en joue et j’en jouis. QUESTION 01 PLACE FORTE.

Et l’autre je le fais jouir puisqu’il est fait pour ça. Puisque Dieu lui a collé une encombrante hypophyse. Et une langue pour meubler le vide entre le discours volatile et le post coït. QUESTION 02 PLACE FORTE.

Servir ? Ou Asservir. J’ai vu le soleil disparaître de tes boucles orange. Alors inutile d’y revenir. Car même ta nuit est un gouffre. Moi je veux toucher le fond. Puis remonter vers le bleu. QUESTION 03 PLACE FORTE.

L’exhiber ou le zieuter. Écarter les cuisses ou prendre une éjac pressée ? Hurler et se voir répondre par smileys ? Moi je questionne et ne me donne pas de réponse. Car d’urgence je sais que tu la trahiras seconde d’après. La boue appartient à celui qui la travaille. A celui qui rit quand ça le salit. Alors questionne la question ça suffira à la mise en foire et à la transparence de ton implication. QUESTION 04 PLACE FORTE.

J’ai les moyens que tu me donnes. Deviens Ana si tu sens de te faire pénétrer toute origine. Deviens Vincent si tu sens qu’il est temps d’élargir et d’émarger. Puis d’aimer Ana liquide car Ana nous vaut toutes. Et deviens ce fils de pute de Lokiss, quand tu veux ajuster ton lancer de grenades virales, quand tu veux retourner les fonderies de la Place Vendôme, et cramer les traîtres inside. Les jaunes. Les collabos. Mais… vous les agents triple, vous savez qu’il y a toujours un moment où les cagoules traversent les murs. Toute usurpation est transformable en aberration publique, hein ? Crois-moi, ils arrivent. Que le théâtre du luxe devienne la scène de la transgression pousse à avancer l’heure du meurtre global. Et ça pense en système et tout système, surtout quand il est le fait d’ignorants, est inflammable. Crois-moi, les anonymes défilent et se désinscrivent à la fois… Cachez les diamants et les mines d’esclaves. Renoircissez l’argent. Brûlez les listings. Graissez les milices. Faites raser vos paradis.

[LA CONTRE IMPOSTURE C’EST DE L’ORDRE DU PRÉLIMINAIRE.]

Puis tombera la tyrannie commerciale.

L’identité n’est pas un lieu fermé. Sinon usurpe là. Car je n’en suis pas propriétaire. Mon genre est copyleft. Secoue ce qu’il en reste et change d’IP racial/sexuel à chaque coup de rein. Déjoue le ciblage. Ou sois notre sniper. On te communiquera les cibles potentielles au septième palier. Tue par gratuité. Tue sans distinction. L’effacement c’est discount. Tue par amour du genre humain.

[ FOMME. HEMME. BAISE. SUCE. REPRODUIS À L’INFINI ]

Ou deviens l’ennemi et embraye-moi un coup de coude. Avant la courbe de mon poing vers le point origine de ton mensonge. Ou deviens l’autre et aime le/la à te faire péter la vie. Ou deviens ton avatar 5.0 et quand tu seras arrivé(e) au bout de la chaîne virtuelle, et qu’à force de retourner ta queue, tu te seras fabriqué un hymen à clito inversé, tu auras trouvé et le moyen et l’issue. Enfin, le temps de le revendiquer. Faute de mieux. Loser.

Mais là c’est Ana qui pousse quand ça refuse de venir et se referme quand tu veux esquiver certaines tumescences données pour refoulées. QUESTION 05 PLACE FORTE.

‘Tout le monde est une déception totale’ m’a soufflé Giorno via Alice/langue/vibration. Et j’enrage de ne pas trouver ma place dans sa buccale intermédiaire. Histoire d’arrondir les saillies. Et de suspendre les courbes. Histoire aussi de bouffer du kilomètre qui me sépare de la frontière des merveilles. Mais Giorno a le cul d’une dépression tropicale et j’y glisserai 10 Albanel et 30 Lang et 600 BruniTox pour soigner ses hémorroïdes d’amour. Jusqu’au montant de l’échange. Jusqu’à la chute. QUESTION 06 PLACE FORTE.

Nulle part sinon ici. RÉPONSE 090 PLACE FORTE.

Là. Maintenant. Et encore. Encore. Encore. La viande n’appartient qu’à ceux qui savent la lécher. A celui qui jouit quand ça le mouille.

[ RIEN N’APPARTIENT A PERSONNE ]

J’ai menti en long et ton trou élargi. Mais j’ai choisi l’anonymat. Comme toi. Foule courage.

LE TERRA ENCHANTÉ

Et on se regarde. On se navigue réciproque. A vue. Je sens l’humidité venir traverser ton jean. Ne regarde pas les autres. Les zombies sélectionnés. Ils sont pauvres. Nous sommes riches. Pour toi ce soir c’est bénévole. Viens, rapproche toi. Que je sente tes 10 dimensions. Ce mélange de sueur d’urine sucrée et d’équivoque dans ta volonté. Appelle-moi comme tu veux. Ou plutôt ne m’appelle pas. Sinon moi c’est Lav : la chose avatar assumée. L’abstractive. Puis demain ce sera Vulv. Peut-être Bit.

…AND NEVER BE FOUND – ALEC EMPIRE – INTELLIGENCE AND SACRIFICE [N]

Le sacrifice est une notion éphémère. Je t’attache si tu veux. Ou tu m’attaches avant que je me mette à courir. Le sacrifice est un passage obligé. La peur c’est de l’accessoire.

LIFE ON MARS ? – DAVID BOWIE – HUNKY DORY [N]

Si tu le sens pas, recule. Il est encore temps. Après le pardon c’est pas un recours autorisé. Lâche vers le sol ton amour-propre. Piétine-le. Efface la mémoire. Le terra invisible et sacré. On va s’en créer une nouvelle. Une ratée. Une fausse. Une indétectable.

AUMGN – CAN – TAGO MAGO [N]

Te déshabille pas. Garde ton t-shirt. Ça fait ressortir tes hanches. Ça rend urgente la sucée. Je te ressens comme manger une infantile. Tu aimes ma clé USB et ce qui s’en écoule ? 1 000 gigas accumulés. 1 000 000 de vols qui m’impliquent.

50 IN THE CLIP – DEAD PREZ – REVOLUTIONARY BUT GANGSTA [N]

Hadopi tronche merde. Le droit d’auteur est devenu une notion policière. T’as vu ? Bouge pas bouge pas. Que je te parcours plage après plage. Je vais te voler toi aussi tu sais ? C’est beau ce spasme. C’est le tien ? Non c’est le mien maintenant. Suce-le.

DIRTBOX – HARMONIC 313 – DIRTBOX [N]

Tu m’arrêtes ? Tu me contrôles ? OK je suis une information. Implémentée dans un algorithme déviant. Qui lui-même déroute un système social qui se dépressurise graduellement. On s’étend. On s’allonge Le temps se recroqueville. Tout se rétrécit. On oublie pourquoi ici. Mais tu dois plus ouvrir.

GRIT – FISSURE PRICE – V.I.P DUBSTEP TUNES [N]

Plus ouvrir car j’ai la langue vaste et délinquante. 10 doigts plus loin le poing est dressé et on en s’y enroule en y frottant les dents les gencives les paupières les amours. J’ai envie de serrer plus fort le lien. Entre toi et toi. Le nœud sale. Je n’arrive pas à te regarder dans les yeux.

THE END – 6BLOCC – FOUL PLAY DUBSTEP ELITE FORCES EP [N]

Ta chatte contre ma chatte. Je viendrai te mettre ma verge plus tard. Là c’est base clito invasif et le gonflement est optimal. Souffle un peu. Tu as vu la résonance en interne ? Ça part du ventre et ça revient vers ma fertile. Putain subversive.

ROOT CHAKRA – BEN SCOTT & CHRISTA MICHELL – MEDITATIONS [N]

Ton trou c’est ma vie.

Lav.

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SAISON 04

Codes : [P] pour Peer to Peer. [N] pour Newsgroup. [C] pour Commercial. Chaque data média citée est disponible à la vente comme à l’échange. En ligne. Ou hors ligne. Tu te la procures par tout moyen nécessaire et celui dont tu as les moyens. Nourris-toi tant que tu as faim. Partageons avant que la nuit tombe.

SAISON 04 EPISODE 01



UN FOMME NIN + SAUL WILLIAMS / Gun Shots by Computer [N]

Je me souviens bien. Le rêve climatisé. Air chaud qui me passait lentement le long de la périnée. Qui remontait le long de l’épine vertébrale. Un enzyme vorace. Décapant les peaux mortes. 
Dans le dos. La chose à chatte excisée étalait la serpillère. Ruminant sa supplantive colère. Se piquait de la testo depuis 6 mois. Ressemblait à un ado prépubère avec ses six poils sur la poitrine et dix sur le haut de la lèvre pince. Qu’elle ne cessait de lisser. Qu’elle finissait par noircir avec son majeur nicotineux. 
J’étais mordorée. Elle faisait dégâts des eaux avec sa haine. Et mon cul se frottant contre le radial central. Ah cul magnifique tu aimes ce soleil à rainures ? La nuit avait été vaine. La chose mélangeait les registres de son juke box ventral. Et là elle faisait eaux usées avec sa nerveuse pas clito pas bito. Acné-fièvre me balance « va te faire enculer sale pute ! » Les désastres ADN font les salopes cruelles. Elle répète : « Va te faire enculer sale pute ! » Les salopes cruelles font les bons sacs de frappe.
Il n’y a plus de dos. L’aiguille de la ponction remballe ses 12 cm d’acier effilé. Se retire et laisse perler un peu de jus chaud de la dorsale atlantique. Au large du Yemen.

UNE HEMME M83 vs APHEX TWIN vs KHIA / Pussy Licker [P]

J’avais bien capté l’émission. Me faire enculer ? C’était 10.000 fois fait, jeune hemme. Sale pute ? Comme toi, comme vous tous. C’est un fait établi par tant de rapports de la centrale sombre. 480 ami(e)s sur Facebook. 480 putes pour vos crâneries de chatteuses retroussées, de queuleues ravalées. Ça capitalise sur l’objet « ami » dans les sex shops de la nouvelle pornographie. Maintenant. Le progrès social. Vous êtes tous maqués.
Problème, hemme non contondant, on me traite pas. Problème, transsexuel typé made in USA, je te fais face. Quand on insulte comme un foutreux on paie comme un éjaculeur. Conculsion n°1278 dans le catalogue des punitions nécessaires : je te colle ma main faite bombe dans ta barbichette dentaire, et là tu pisses le sang comme cette fomme que tu ne cesses de réaffecter dans ton labo de campagne. Vise les testicules fantômes, Ana, qu’elle se sente dans le senso du genre idéal. Retape à la talonnette, la répétition faite transe c’est le best way pour renforcer la mémoire sensorique. Alors mutante, on se sent dans l’érectile, on a toujours envie de verbaliser la queen Ana à chatte lumineuse ? 
Et cul klaxon ? Et bouche gyrophare ? Et bite ovulatoire ?

A L’IDÉE LIARS / Drum’s Not Dead / It’s All Blooming Now Mt. Heart Attack [P]

Alors lela choubaka du sex discount, t’es dans l’humeur de te faire lyncher le discours façon skin head bomber et petits accessoires virilisés ? Ça veut sloganiser l’humide et la pétillante ? Ça veut théoriser le genre et aplanir les dérangements biochimiques ? Foutre queue dans ta face devenue sang ! Ma chatte est magique et je l’assume dans sa globalité planétaire. Ma bite faite idée est la gloire des caresses imprudentes. Si tu veux devenir alligator je me ferai tyrannosaure et je te viandoxerai niomme niemme ! Miam miam ! Nonne formatée !
Et crois moi, moi, je saurai où trouver ma jouissive. Pas gravée sur un nouveau monument aux sexes morts. Pas listée dans une thèse de Berkeley, mode « je suis malaise alors je dogmatise mon désastre ». 
A l’idée je te dis, chatte reverse ! La trans-idée c’est ta somme, ça sonne suic-idée. Ça te résume, non ?
 NO SEX IN AIX J’ai retrouvé l’angélique démon à Aix. Le Manuel de Venise. Le juif de la Giudecca. On est deux sentimentaux. On le revendique. Dix ans après, on partage la même malice dans le vice amoureux. Je lui ai rien dit de la cellule rouge. De l’œil. Des humides. Du temps monnayé. On voulait se retrouver vierges. Se mentir purs. Il ne m’en a pas dit plus de ce qui avait tracé les rivières autour de ses yeux. Et oxygéné quelques boucles sur les hémisphères de son visage encore infantile. 
On était deux avatars de nous mêmes dix ans avant. Il revenait de Sicile. Là où les fentes s’ouvrent au zénith. Là d’où vient une moitié de moi. Je voulais rien savoir. Je présavais d’avance. On était deux nous harnachés en Vénitiens violents. C’était bon. Et moi le bonheur ça m’effraie pas. Tant qu’il ne ressemble pas au vôtre. Qui me terrorise.
On a roulé pendant des heures sur la zone écœurée de lavande. Confrontant nos mélodies profondes. Rien n’avait vraiment changé. On s’est joint au chœur de l’armée noire pour massacrer la Nina SIMONE de « Wild is the wind » [N]. C’est notre zique d’ascenseur, notre valse nuptiale. Le truc au galop qui nous faisait descendre les braguettes volatiles. Un truc de fougueux. On avait 20 ans, Nina, elle encore, la super camée, sulfurant « He’s Got The Whole World In His Hands » [N], la vie ça nous la mettait en érection. Seul fossé, le Whole World, on ne jouissait Mousline que si on lui déchirait la Divine.
On s’est perdu pas longtemps dans cette ville o-crasse faite musée. Pas si vomitive au final. Mais. Manquait la mer. Manquait la merde. Manquait la Gare Saint-Charles. Manquent les collines berbères de Marseille. Mais avec Manuel… avec lui je traverserai Neuilly-sur-Chienne que je trouverai ça survivable. Même la locale logotomisée.
On n’a pas baisé. C’était notre commun l’outrance fucking. Alors parfois l’extraordinaire amour c’est juste regarder les mêmes choses au même moment. Se tenir les 20. Y lire nos devenirs incertains. Et jouir du vide et du reste. Se retrouver dans l’odeur de la chair. Se croiser par la peau endormie. Se parler sans langue. Tous ces stéréotypes d’enculée de sa mère, qui restent des intouchables. Des vacuités qui ralentissent même les criminels en fuite.
Mourir comme ça. Vaut vos prisons IKEA.

FIN DE MISSION

ANA V

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SAISON 04 EPISODE 02



COMMENCER PAR LA FIN

BRAHMS / EIN DEUTSCHES REQUIEM Op.45 – 1. Chor : « Selig sind, die da Leid tragen » [N] (a.b.sounds.lossless.classical)

D’office je l’ai calculé l’amphibien. D’office le supérieur me l’a joué affable. Son regard était si profond que l’on aurait pu y faire pisser 120 barracudas. Encore il s’est approché de moi. Comme un lâche. Sourire en cœur et main sur la poche revolver. Son regard était si large que l’on aurait pu laisser deux colonnes Durutti l’outrager. Encore il me parle. Il me fait tinter en un claquement de lipstick : je veux vivre. Desserre, je dois respirer. Dieu, ma langue lui cogne direct. Dieu tu n’es pas ma peur. Dieu tu n’es pas mon céleste godchose. J’ai un intestin long de 8000 kilomètres d’ici à la frontière noire de ta supervision. J’ai deux fleuves en cathédrale qui inondent mes inconnues. L’étoile qui m’a fait naître saura te résorber. Te réaffirmer. Les molécules sont cannibales. Elles te boufferont le stigmate et. Tu va jouir de tous tes versets humides. Elle te mordilleront l’amphigène de tes seins et. Tu mendieras l’aveu et la confession. On ne négocie pas avec la Nature cher enfant. Petit Ange inutile et. La vibrance va te donner de la signification. L’ondule va t’injecter de l’inconséquence chimique. Vas-y prie ton logo en croix de fer. Ramène ton poing vers la terre car. Durutti repart sur Barcelone. Dieu tu n’es pas ma vie. Dieu tu n’es ni la question ni la réponse mais. Une décadence de l’empire neuronal tout au plus. Ta mise à mort sera mon apothéose. Mon plat du jour. Jésus Marie Ana. Ne m’étreins pas. Ouvre tes fémorales. Jouis sur mes canines. Fais jouir ton regard des gouttes qui perlent sur mes seins de lait puis. Regarde la pyramide là-bas. Au-delà de l’histoire. Tu la vois ? Gravis les dix dimensions de ton identité et. Enjambe l’arborescence ainsi révélée et. Tu es au top ? C’EST MAINTENANT.
 GOD YOURSELF

AKIRA / OTOMO [N] (a.b.hdtv.x264)

TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! TETSUO ! KANEDA ! BANG !

BE YOUR OWN TERROR

LUIGI NONO / COMO UNA OLA DE FUERZA Y LUZ / Slavka Taskova – Maurizio Pollini – Claudio Abbado [C] (DG Web Shop)

Je veux t’exciter l’envie de rompre 
Avec l’endémie eunuque des adolescences
Contagieuses manipulations des gênes
Raccourcis au délai d’une vie
Je veux te saigner du désir de percer
L’hymen sécuritaire des parkings humains
A doctrine scarifiée d’idéaux asservis
Sur la grande table du commissaire 
Aux dégénérescences prophétiques
Dans la pièce où la chute
Aussi mutilante soit-elle
Est la tienne
En sursis
La tienne
OUBLIONS TOUT ça.

LUIGI NONO / CONTRAPPUNTO DIALETTICO ALLA MENTE / Magnetic Tape Realization / Rai [P]
 TU ES EN TRAIN DE VIVRE

SCÈNE 1 – bande-son : APPARAT / KOAX [P]

(Une proto prostituée / à valider) « Tuée » ça me résume aussi c’est vrai. Mais l’idée de ma vie est une persistante qui s’accroche sur le plop plop de la goutte. (Crier créer très fort) Et puis personne n’a personne n’a personne n’a cliqué sur DELETE ! (Clamer avec véhémence) J’ai quand même flingué le spammeur suprême ! Je le mérite l’orgasme d’abandon de nous 2 ! Quitte moi je perds une photo de toi, stp, stp, stp sur ma vie. Relaisse toi. Tu me laisses te formater le cul ? Avant ton extinction consentie ? Dis non et j’efface ta donnée à zéro. (Elle sort – on enlève le décor de la cellule rouge – on garde écrit son statut Facebook sur l’écran mural : SEULE À SEULS)

SCÈNE 2 – bande-son : MATMOS / FOR FELIX (and All The Rats) / A Chance To Cut Is A Chance To Cure [P]

(Un acteur rentre sur la scène et se met sur le côté – peau tatouages prisonniers slogans claniques – une fille est au centre, un slip un soutien-gorge blancs) Lâche toi aller là et ici allonge tes chairs je te caresse à ma demande. Je suis le génome mâle qui va venir en et sortir de. 
(Sur l‘écran mural s’affiche sa page MySpace il se déclare ignorant a 1677 ami(e)s / 387 tracé(e)s localisé(e)s recherché(e)s / 1290 consumants ciblés) Lave toi partir haut et bas. Devant derrière debout mets toi sur le ventre. Je vais te lécher très lentement le dos. Tes reins qui vont s’arquer vers le bézier. Je te laisse habillée. Te suce à la longue à travers le slip blanc. (Les cuisses demeurent mi-closes puis palpitent comme des ailes) Ne dis pas un mot. Tu n’es pas nue tu vois. Je te demande rien te donne tout. Est-ce que tu sens ma langue qui mouille ton tissu de pudeur ? Est-ce que tu décodes ce que me transmettent tes lèvres ne ralentis pas ? (Les éclairages halogènes montent en puissance) Mes lèvres rouges contre tes lèvres blanches. Ma main parcourt ton corps et cherche courbe effleure ton téton de chiffon. Il pointe vers le Dieu anonyme. L’épouvante. (Parler très vite en syncope chorale) Je te déteste LK. C’est intégré. C’est intégré. Intégré. Je te tuerai pour 41 crédits. INTÉGRÉ. INTEG. Ne t’arrête pas garde mes hanches fertiles malaxe le limon. INTE. Je n’ai plus beaucoup de vie. On doit atteindre le bunker. INT. IN. INI. INIT. Ne me porte pas trahis moi reviens intègre moi dégage fais pénétrer. INITIA. Ta salive dis-moi des choses vies. Je. LISA. Suis encore ton sommet. TION. Au bunker je te dis coma ! COME ! COME !
(Pistons hydrauliques activés / tremblement salle Richter 14 marge de progression 180%)

SCÈNE 3 – bande-son : COUNTERSTRIKE & THE PANACEA / TINNITUS [N] (a.b.music.jungle)

(Eclairage blanc intense – injection spectateurs GEN05 – fréquence sinusoïdale niveau 40 – pulsation 12 battements/minute) Je sais où je suis. Je suis un point sur le maillage planétaire. (Oscillation poussée à 25 battements/seconde) Je sais où je suis. Ma vie est une coordonnée dans le process global. (L’actrice se pointe un doigt dans la bouche) Je sais où je suis. Là. Au fond. Le croisement des humeurs. Le siège de l’amour. (Le public ne doit plus respirer – Son bras a pénétré entièrement dans l’orifice buccal) Je sais où je suis. Je suis en face de je sais qui je suis. 
(Sauter – hurler) JE SUIS TA GRENADE !
(Oscillation poussée à 30 battements / seconde – laisser le public avaler) (La femme accouche d’un manuel de maniement des armes – laisse la page de garde ouverte – quitte la scène de combat par le sol)

SCÈNE 4 – bande-son : PAN SONIC / MUTAAATTORI (Mutator) [N] (a.b.sounds.mp3.2000s)

(On amène un poste de télévision au centre du podium circulaire écran bleu) (U R THE KERNEL PANIC est projeté led monumental sur le plafond) (Le rideau de fer tombe bruyamment. On expulse le public à coups de matraque. On ouvre les vannes d’un barrage chinois. Le théâtre est englouti)

RIRES. FIN.

FIN DE MISSION

ANA V

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SAISON 04 EPISODE 03



OVERTURE – LARGO

14h01 Fury se connecte. 14h01 Fury lance avis de recherche. 14h02 Chaz met en vente feu / sang. 14h02 Fury achète Chaz, baise Fury République. 14h03 ANA branche l’œil. 15 morts famine. 14h04 Rapide-Jetable-Zardoz-Janus-Beast se connectent. 14h05 Le LKP abattu trois CRS otages. 14h06 Préfecture de Saint-Denis Réunion explosion. 14h06 Tentative traçage HADOPI. 14h06 ANA place une dérivation Madagascar via Kiev. Triple mirror sites. Full encrypted SSL access. 14h08 Beast envoie message. Beast queue pleine. 14h09 30 morts famine. Demande à cracher. 14h09 ANA s’ouvre collectif. 14h10 ANA streame sa chatte. 14h10 ANA a braqué un spy sur Beast. Fais cracher son disque système. Open Queue. 14h12 Beast se déconnecte. Jetable embraye A NA. 14h13 Jetable est humide. 14h14 Rapide se déconnecte. Fonblave93 se connecte. 14h15 ANA éjecte Fonblave93. ANA c’est 95 pas 93. 14h16 ANA tease sa chatte. 14h17 ANA reçoit 8 messages de soutien à son action vaginale. 14h18 Le DAL a envahi la bourse. Cotation CAC 40 bloquée. 14h19 Zardoz se déconnecte. 14h19 Zardoz se connecte en anonyme. 14h20 Albanel a été enlevée revendication : les 1000 de la cellule 95. 14h20 ANA lance une promo ANA 20 mn prix 15. 14h22 Janus valide promotion. Bloque rdv 15h00 GMT. 14h23 Fury négocie double promo rdv 19h00 GMT. FIRST LIFE. 14h23 Jetable s’est vidée. Plein les poils. 14h24 Hors champ ANA se prend un trait. 14h25 Hors champ ANA se prend une piste noire. 14h26 ANA enfile un collant à même la peau. Découpe au ciseau Lycra devant les orifices. 14h27 ANA se colle l’œil plein champ 30 doigts seconde. 14h28 MaxDick vient de se connecter. 14h28 Gotaz vient de se connecter. 60 morts famine. 14h29 Gotaz vient de se déconnecter. 14h29 Hole vient de se connecter. 14h29 Grease vient de se connecter. 14h29 MaxDick vient de se déconnecter. 14h30 Grease envoie un message. 14h31 VacheFolle lui répond. Prête à tout. Gros cul large. Tous modules pénétrants. 14h31 Hole se connecte ANA mode privé. 14h31 Naro se connecte. 14h31 ANA a tracé l’IP de Naro. C’est un sombre venant de la centrale. 14h31 ANA bombarde Naro de killware. 14h32 Naro se déconnecte. 14h32 ANA envoie un accord CB à Hole. 14h32 VulvaKilla se connecte. 14h33 ANA envoie un explicite. 14h34 VulvaKilla est mise en attente. 14h34 ANA s’anonymise. 14h34 Hole ouvre vaseline. 14h35 ANA décadre l’œil vidéo d’attente pour collectif. 14h35 ANA baise full screen Hole, timer sur 20 minutes. 123 morts famine.

SECOND MOUVEMENT – LES SITUATIONNISTES N’ONT PLUS LA SITUATION EN MAIN - ALLEGRO

C’est un marchand de mort. Hole. Hole bande pas. Un pubard qui la joue canaille noisy. Un Enragé de l’Armée d’Australie. Ou des Death Squad de Publicis. Enfin un Situ post-11S. Niveau Karl Zero. Une pourriture à hisser de l’insurrectif à la table du baron Ardisson. Dont on coupera la tête place de la Concorde. On t’oublie pas. Hole bande pas. Le genre Arnaud Viviant à colère marketée. Qui vous fera un exposé dénonciatif sujet la nocivité du déflux audiovisuel. Avant d’essayer de vous vendre le plasma qui diffuse le néospectaculaire. De vous vanter le nouveau mediacenter provenance anarchofasciste de la cellule californienne Apple. Hole bande pas. Ce Hole je lui ouvre mon cul car il a la CB de son imposture. Quitte à faire la pute autant la faire pour de plus grandes salopes encore. Les grosses swindles amènent les gros bankables. Hole bande pas. Les situs c’est une balle dans le concept. Puis frigo. A la chaîne. Ils aiment ça les frigos. Et les chaînes mentales. Et la non érection. Comme la dépression Debord. A suicider dans l’urgence. Jamais faire confiance aux maniaques. Jamais croire les faiseurs de discours schizoïdes. Les bons mots ont ramolli les queues révolutionnaires. La théorie un tue-plaisir. Tony est partant. Tony est toujours partant pour la dévastation gratuite. Hole bande pas. Je battrai la mesure à l’accordéon. J’adore pourrir le répertoire des fanfares ultrachose. J’adore désaccorder l’action politique. Et le théâtre élyséen des mourants. 
14h47 Hole parle trop. Hole bande pas. 14h48 CB Hole débitée. 14h49 Hole radié. 239 morts famine.

TROISIÈME MOUVEMENT – FURY S’EST MISE EN ATTENTE D’ANA - ADAGIO

19h00. 655 morts famine. J’attends l’Ana. Derrière les lignes ennemies. C’est ce que disait de moi l’autre chérie. On croit toujours que « t’es acculée behind the enemy lines ». Ah ouais et alors quoi petite chouatte d’amour ? Je suis Fury pseudo bon marché ok ok… je suis une fille sur le fil. Attente interminable sur Meeticore. J’y suis pour les fluides et les amours bruts. C’est inscrit dans mon statut. « Les hauts fonds, rien d’autre ». Les Executive femelles qui clignotent à côté de moi, jouent l’émancipation par le carottage salarial. Le dépassement par la culture du résultat. « Aimerais un homme drôle et tendre, avec situation, qui aime aller au théâtre et voyager à travers le monde. » Ça brasse salement de l’air de ce côté-là du standard. Et beaucoup de désœuvrement dans le calvaire suprême de la non procréation. Des tornades de pixels solitaires. Mais je suis candidate. Moi aussi. « Aimerais femme/homme/mutant pour échange invasif et inversion des origines. » Pas Fury, Mandarine31 ;-j pour cet autre canal mytho. Et ma Mandarine31 ;-j mange à peu près tout ce que lui servent les avatars listés. Les profondes abstinences font les belles emprises. On est tous là pour ça – cliquer sur envoyer / cliquer sur envoyer / cliquer sur envoyer / cliquer sur envoyer. Tout prendre / Tout donner.
Le dessert flambé tape à la porte. Via un autre canal mystique. Le canal ANA. L’avatar redevient Fury. J’ai enlevé mon slip. J’ai laissé tomber une identité. Je vais en avaler une autre. Les accès sont lubrifiés. Le mode binaire de l’amour et de la haine est enclenché. J’ai grave envie. 19h01. Le compteur famine bloqué. Je déconnecte mon désir de toute virtualité. Viens. Rentre.

EXIT MUSIC - SOSTENUTO

ME SO HORNY – 2 LIVE CREW [P] [N]

FIN DE MISSION

ANA V

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SAISON 04 EPISODE 04



CONTREPOINT GODWIN – SOUS LE HAUT PATRONAGE DE MADAME LA MINISTRE DE LA CULTURE CHRISTINE ALBANEL – LARGO / ATTACA

HITLER. SS. WALKYRIE [N]. GESTAPORC. HADOPI. LIBERTICIDE. DROITS D’AUTEUR. RÉGULATION. UNIVERSAL. SACEM. SERVEUR. PEER TO PEER. IP. CLAVIER. SOURIS. MAIN.

CIBLE.

MAIN. SOURIS. CLAVIER. FIREWALL. IP CRYPTÉE. IRC. SERVEUR FANTÔME. NON TRAÇABLE. UNIVERSAL BIN NATION. DÉRÉGULATION. LICENCE. GLOBALE. LIBRE. INTERNET.

//

PRENDRE D’ASSAUT LE PALAIS / Incarnats - ATTACA CON BRIO

‘Si continuant à méconnaître les conditions habituelles de la guerre entre peuple civilisés, nos ennemis massacrent encore un seul de nos soldats, nous répondrons par l’exécution d’un nombre égal ou double de prisonniers. Toujours généreux et juste, même dans sa colère, le Peuple abhorre le sang comme il abhorre la guerre civile ; mais il a le devoir de se protéger contre les attentats sauvages de ses ennemis, et, quoi qu’il en coûte, il rendra œil pour œil, dent pour dent.’

BLACK MONDAY- COOH – Way Of The Future EP [N]

Au dehors des nattes roulés de voracité        on se presse vrombissant. Alors accoururent.       Autour vrilles et disséquées spirales s’entrelacent.    Se poursuivent.    Se contresuivent.             Et se mordillent débauche.       LE MARTELLEMENT. Tranchant de la mitraille.    LE MARTELLEMENT. Turgescent de ses furies.      LE MARTELLEMENT. Incessant.             Où veux-tu qu’on aille ?

‘Les trahisons se châtient, tandis que les faiblesses s’excusent. Mieux vaudrait des criminels et point des hésitants.’

LO PARTO TO – VENGEANZE – The Ribirth EP [N]

Alors accoururent. L’impact dispersait.         Des plaies immobiles.         Le froid la cisaille.          Le froid l’air coulait partout.     Les mains.    Claquent des dents. Blessent l’enfant.        Le flot se noie dans les salves sanguines.         Des plaies floues muqueuses pixélisées.          Une bouche ridée sa chanson ne fendait pas l’air.    Ce fut l’air qui l’amputa.       Répand partout.         Le ciel rêvait dieu le jeune la patrie un drapeau.       Fouetté par le vent la fierté la faim.               Où veux-tu qu’on aille ?

‘Il sera établi, tout autour des quartiers que doit occuper l’ennemi, une série de barricades propres à isoler complètement cette partie de la ville. Les habitants de la région circonscrite dans ces limites devront l’évacuer immédiatement.’

FREEDOM OF MOVEMENT – ULTRA RED – Clicks & Cuts 4 [P]

Sur son front immaculé une gerbe d’épines grasses.     Des flux de chiens alpha qui pourcentagent.    On se blottit fléau hachoir terreur.            Des remords s’exhalent.     La bouche lève ses lèvres pleure ses yeux.      Rêve le printemps il ne passera pas la nuit.                    S’excitent les étoiles les super novas les brunes les rouges.             Scintillent par intervalles irréguliers les galaxies humaines.             Où veux-tu qu’on aille ?

‘Ordre de se rassembler sur les lieux ordinaires de réunion, de se tenir sur la défensive (vû le mouvement des troupes). Ne pas les attaquer. En cas d’attaque, barricader les petites rues auprès des grandes communications afin de les couper. En cas de lutte ne pas rester en peloton; se mettre en tirailleurs le long des murs. La force est la seule garantie de la Liberté.’

NIGHTMARE MAN – DONNY & CURRENT VALUE – Way Of The Future EP [N]

Les chevilles nouées de mort.        Ta poitrine noircie je souffle écorce.       Son chant sur pause ses cordes dans la gorge.       Va se prostrer cagneux dans le coin de l’histoire.            Des refrains comme autant de rafales.            Des amis comme autant de rafales.        RAFALES. Rage on l’achève pieusement.       Le crissement indifférent.                Où veux-tu qu’on aille ?

‘Avec ces vieux mensonges de patrie, d’honneur national, de gloire et de conquête, on trompe encore la pauvre humanité. Des torrents de sang coulent à l’heure qu’il est pour la dynastie des [petits] Bonapartes. À quand donc l’avènement de la raison dans l’humanité ? Quand se délivrera-t’elle de ces dieux parasites : [les états, les marchands et les jongleurs ?]’

BABYOHBABYIJUSTCANTSTANDITANYMORE – HERE WE GO MAGIC – Here We Go Magic [P]

L’hymne pitoyable ses éloquences saignaient.          Une effusion aveugle de bouche en conviction.             L’hymne misérable ses brillances s’entrecoupent.             Les logos sonores.        L’hymne merveilleux ses brillances t’avalent.           Une boue liquide dans la fosse ménagerie.           Alors accoururent. Faites taire les sous dev.          Hissèrent des échelles de branches adhésives.            Sur les grillages de la Très Sainte Europe.       Alors accoururent.       Mais beuglent les violaces de fer.   Dehors!    Dehors !     Sous tes pieds brûlent les herbes.    Nationales.                Où veux-tu qu’on aille ?

‘Les citoyennes patriotes sont informées que le Comité de l’Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés fonctionne dès aujourd’hui à la mairie du 20ème arrondissement, de 8 heures du matin à 10 heures du soir. Les inscriptions pour Ambulances, Fourneaux et Barricades, ainsi que les versements, se font au comité tous les jours.’

LION IN A COMA – ANIMAL COLLECTIVE – Merriweather Post Pavilion [P]

Il n’y a plus de peau sur ton front nu.                      Plus d’idées sur les saluts que tu lances.          Ton bonheur a disparu ton heure est venue.     Un canon aiguise son orifice fécond.                La visée sourit se mire dans le miroir.        RAFALE. Tu cours.                Où veux-tu qu’on aille ?

‘Ce n’est pas assez d’avoir supporté la faim, d’avoir versé son sang, d’avoir bu sa honte : il nous reste trois termes à payer. Depuis plus de six mois nous ne faisons rien, nous ne vendons rien ; avec quoi paierons nous ces trois termes ? Nous ne les payerons pas ! NOUS NE LES PAYERONS PAS ! Je ne fais pas de la légalité ici. Je fais de la révolution.’

PENTAGRAM – COUNTERSTRIKE & GEIN – Collaboration [N]

‘CORE persiste.      Sur le déferlement comprimé des images cessives.                 La guerre enflamme les cristaux liquides.                  Brillances email des affabulateurs nous sourient.                Avant de nous soumettre au pro rata sélectif.     Les jauges.          L’audimat.              La RAFALE. Sur la face convulsive de cet israélien.       Zappé comme l’on aurait pu sanctionner.          Sa douce échéance.         Sa pure mortalité.                    Qu’il vive.                                QU’IL VIVE.                Au delà de l’écran mural.’

‘L’indignation est à son comble. De courageuses énergies n’ont pas craint de se signaler. Pour la première fois depuis [41] ans des barricades se sont levées. Décidés que nous sommes à payer de nos personnes, nous le disons sincèrement, le moment ne nous semble pas encore venu pour une action décisive et immédiate. Agissons par la propagande et surtout par l’organisation. En un mot, hâtons le triomphe définitif, mais ne le compromettons pas par une action par trop précipitée.’

THE BATTLE ON THE ICE / THE ICE BREAKS – PROKOFIEV – Alexandre Nevski BO [N]

RAFALE. Une giclure à travers le visage.                 Un cri au milieu des cuisses haletantes.     Je te tiens la main mon amour.         Un enfant de colère naît souffre on veux qu’il meure.           Sa chair blanche sa langue INCARNAT.

‘Quelle journée ! Le soleil tiède et clair qui dore la gueule des canons, cette odeur de bouquets, le frisson des drapeaux ! Le murmure de cette révolution. Qui passe, tranquille et belle comme une rivière bleue, ces tressaillements, ces lueurs, ces fanfares de cuivre, ces reflets de bronze, ces flambées d’espoir, ce parfum d’honneur, il y a là de quoi griser d’orgueil et de joie l’armée victorieuse des républicains.’

ANOTHER WORLD – ANTONY AND THE JOHNSONS – The Crying Light [P]

FIN DE MISSION

ANA V

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