SAISON 02
Codes : [P] pour Peer to Peer. [N] pour Newsgroup. [C] pour Commercial. Chaque data média citée est disponible à la vente comme à l’échange. En ligne. Ou hors ligne. Tu te la procures par tout moyen nécessaire et celui dont tu as les moyens. Nourris-toi tant que tu as faim. Partageons avant que la nuit tombe.
SAISON 02 EPISODE 01

I love you
So much
You must kill me now.
La civilisation blanche doit disparaître. La civilisation blanche doit être effacée. La civilisation blanche nous a asservis. Nous a rendus plus sauvages. Plus sanguinaires. Plus avides. Les chiffres blancs nous ont été inculqués et nous avons tout cédé au seuil de notre faillite. Leur réussite. La culture blanche doit disparaître. La culture blanche doit être minée de l’intérieur. Et chaque sourire devenir sang. Le charnier blanc sera immense. Chacun portera son cadavre. Le sien. Et pour une fois celui de l’autre. La civilisation blanche s’est offerte son cataclysme. Le bourreau s’est pendu à sa propre potence. Le Christ blanc à son propre crucifix. 2000000 d’expulsions plus loin. 2500 milliards de dollars plus bas. La perfection arythmétique du cercle blanc. Soit, nous fendrons deux fois le chien blanc de l’anus à la bouche. Et obéirons à ce dernier théorème. Cette ultime circonvolution géométrique.
La civilisation blanche est morte. Avant la civilisation jaune. Ni louange ni litanie ne sera prononcée. Il n’y a plus de passé. Plus de présent. Plus de civilisation. Plus de dieu. VIVENT NOUS.
If I was your vampire
Death waits for no one
Hold my hands
Across your face
Because I think Our time has come
Elle avait demandé… elle avait supplié que je vienne très maquillée. Les yeux fardés comme une pute halogène. Les paupières couleur peau saturée, brillantes, suintantes. Ça s’inscrivait dans une image précise qu’elle s’était faite de moi. Via l’orifice de l’œil. De sa webcam qu’elle s’enfonçait profonde. Elle préférait la Philips à la Logitech, car elle était plus volumineuse. La détection automatique de visage captait davantage les clameurs de ses lèvres.
Je connaissais son intime. Ses cris. Sa terreur de foire. Sa goutelette qu’elle avait abondante. Une rivière violente. Entre deux falaises noires. Le cuir. Le plastique. Et tout ce qu’elle trouvait autour d’elle. Je veux dire TOUT. Ce que je percevais de ses meubles formatés était cadavérique, ce que je ressentais de son intérieur semblait plus résonner comme le grouillement volatile de la vie.
Tout semblait courir chez elle. Elle me touchait en cela. Des hommes, plein les cuisses. Des arbres à bites plein la buccale. Une asiat’ tu penses, les gars devaient plus se sentir bander. Aucun danger. Elle, elle voulait jongler, dévaler les pentes, brasser les herbes hautes, hurler sa haine au ciel. Alors les petits humides qu’elle croisait sur Meetic, les petits cadrés de Facebook, ou la pourriture de Universal chez qui elle perdait sa vie, ça le faisait pas. Les petits blancs se la jouant confidents. Les petits noirs surconfiants. Et la pourriture soignant son désœuvrement à coup de coke stérilisée. Merde ça puait. Et pas comme elle aurait voulu en dévorer.
Au bout de sa course, de son errance commandée. Il y aurait moi. Au moins maintenant. Les mèches lissées, le nylon rougi et le clito en semi érection. Son avatar était activé. Dès login, password et code CB. Je m’étais faite pour toi. L’organe et l’odeur. Le temps des pleurs était révolu. 150000 clics plus au fond, ta solitude devait cesser. Comme des sœurs à qui il ne reste plus que la jouissance. Je suis là.
Blood-stained sheets
In the shape of your heart
This is where it starts…
Blood-stained sheets
In the shape of your heart
This is where it starts
This is where it will end
Here comes the moon again.
Je t’avais déjà beaucoup pris lors de nos nombreuses emprises online. Pendant que tu te débattais dans la vaste chaufferie. Pendant que je faisais le semblant du vice. Et pendant que tu faisais semblant de m’y croire. Se branlant la First Life jusqu’au spermicide.
Tu m’avais faite retrouver les cuts électriques de THOUGHT INDUSTRY et les grandes pompes simili cuir de MINISTRY ou bien les fastes pompiers de MARILYN MANSON. J’aurais pu brancher ma clé USB sur un de tes ovules sursitaires, j’aurais profité aussi intensément du flux incessant de données et d’informations de l’intérieur.
J’avais une faiblesse pour le trucage de « If I was your vampire » de la MANSON [N]. Ça collait au vinyl bon marché de mes murs. A l’illusoire décadence. Mais le « Song for Insects » de THOUGHT INDUSTRY [N] me claquait plus au visage. Dilatait mes orifices. Gonflait mes 100 queues olfactives.
Alors j’avais accepté de venir à toi. Histoire d’en finir avec « l’idée de ». J’avais en tête l’envie de jouer dans l’appendice façon TENTACLES HENTAÏ [N]. Et de mener le processus de conversion façon bondage primate. Et je retrouvais un cliché bien ouvert sur son lit. Un fétiche respirant en stéréotype. Toi, putasse, t’étais lookée comme une écolière de Kyoto prête à se faire défoncer la religieuse via le moindre soft humide. Et le pire c’est que ça m’avait fait perdre mes eaux immédiatement. Me voilà tachée, ma studieuse. On va désapprendre par cœur ce soir. « T’es prête ? » tu me dis. « Tu m’aimes ? » je te réponds.
Je clique « OK ». J’ai pas peur moi non plus du conforme. Du théâtre civil. Je balance la soundtrack de « Planet of The Apes » – GOLDSMITH [N]. On marche à quatre pattes. On lèche le sol. On crache nos dents. La moquette synthé me brûle le cul pendant qu’elle me suce. On bouge bruyamment. On respire plus. Y’a que nos chattes qui bougent par spasmes cycliques. L’une fluidifie l’autre. Puis on perd ses poils. Ses os. 50 vertèbres gisent. Tout est liquide. On n’est plus que des mollusques semi-transparents. Rampent. S’envahissent.
J’ai une tentacule puis deux puis dix qui émergent. Qui viennent t’envahir, t’encercler. Deux t’attachent par ce qui ressemble à une tête. Ou une vulve. Dis-moi c’est quoi, hein, c’est quoi ? Deux autres langues t’en écartent les parois, tandis qu’une autre immense, fouette l’air puis glisse brutalement à l’intérieur.
Tu étouffes. Prends tout petite pute. Je te baise par la bouche. Nous sommes une. Tu pleures. De joie. Moi aussi. De joie ça doit être ça.
Si proche du meurtre. Je ne sais plus.
Beyond the pale
Everything is black
No turning back.
Fin de mission.
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SAISON 02 EPISODE 02

Le Prince n’avait transpercé sa femme qu’à l’endroit du bas-ventre et y avait concentré toutes les blessures mortelles. L’hémorragie immédiate et intense l’emporta instantanément. L’amant, lui, fut pendu, exposé et tandis que la pluie et le vent y apportèrent la pourriture, les corbeaux en extirpèrent les limbes et les nerfs exsangues. On dénonça le risque d’épidémie et son corps putride fut descendu de la potence après de longues saisons sur la Terre. Le Prince se remaria plus tard et eut deux enfants de cette union arrangée à la hâte. Ils moururent alors qu’ils étaient encore en basse jeunesse. Il est dit que le Prince avait étouffé le premier dans un instant de démence et que le second succomba des violences que son père lui infligeait chaque jour où le soleil brûlait davantage.
Alors, déchiré par le remord, le Prince dont les infidélités masculines et les déclins sodomites étaient connus, se cloîtra dans son domaine en compagnie d’éphèbes soumis à sa jouissance et n’en sortit plus jamais. La dévotion qu’il devait vouer à sa propre punition n’eut d’égale que la violence meurtrière de ses actes. L’expiation cruelle s’exerçait quotidiennement. Les longues séances de flagellation exécutées par un de ses valets devinrent la chair du Christ et le sang du démon dut être arraché. On sait que le plaisir croisait la terreur. Que se prosterner et implorer la clémence du Tout-Puissant le faisait s’approcher davantage des Ténèbres et qu’il en tirait un sentiment d’extase profane. Les tortures mystiques l’emportèrent en 1613. Il fut retrouvé nu, mutilé et parcouru de rivières. La Semence se jetait dans le Sang. La Chair dans le Psaume.
« Je n’aime pas les artistes. » « Les artistes ne m’aiment pas. N’aiment personne. Eux-mêmes parfois. Se haïssent plutôt. Le vivent mal. Et… », m’écrit l’humide. Veut juste parler. Ça paie, je lis. Je laisse la fente rose en sommeil. Pénètre le trou noir des humides. A coup de smileys arrogants, un anonyme en appelle à l’écart de mon cul. Il paie, je m’exécute. M’écrit : « Je veux de la grande largeur. Je veux voir l’horizon. » Il paie, j’obéis. Je pousse et mon anus s’ouvre un peu, pendant que je m’écarte super fort la chatte avec les doigts. L’accès au double soubassement devient libre sous la pression du forceps phalangiste. Le dedans devient le derrière. Les troupes autistes sont en marche lubrificatrice. J’ai peine à m’imaginer les cent branlettes molles mais je finis par visualiser. Je sature mais il faut que je tienne. 15 lol, puis 10 los se suivent sur l’écran. « LOT OF SPERM ! » scande un des connectés. Faut que je pisse. Il n’y a plus de haine. Faut que je chie. Il n’y a plus d’amour. Juste de la malbaise et des crabes cyniques qui grouillent. Faut que je crie. FAIRE TOUT SORTIR.
J’ai peine à m’imaginer les 10 X 13 ip traçantes connectées à ma matrice mais je finis par visualiser. Une vaste cosmologie de galaxies binaires. 10 puissance 122, sortez les pinces à couper. 10 puissance 122 de transistors jaunes et de processeurs bouillants. 10 puissance 122 de nébuleuses humaines en expansion. La matière noire vers l’antimatière de mes émotions. 10 puissance 122 de branlettes quantiques vers l’infiniment grand de mon cul. 10 puissance 122 d’obsessions et d’arborescences sensuelles. 122 puissance 10 de vos nanobites fractionnés ! Il faut écarteler l’univers par l’énergie du vide ! Il faut diviser l’indivisible, éjaculer à longs traits faciaux l’invisible cosmique. Que Jenna Jameson [N] fasse une pipe à Stephen Hawking [N]. Qu’elle arrache dans l’urgence le chaos de ce pantin sous dialyse. Avale tout et ne recrache rien ! Maintenant ouvre ta matrice Jenna, éjecte les 10 puissance 122 de mégatonnes d’infinis. Faut que je pousse plus. 10 X 13 raccordés à l’avatar de mon désir.
Pas besoin de Second Life pour seconder la vie, pour virtualiser les flots de cyprines. « Sales intellos de Tokyo. Sales geeks. Sales lâches ! » palpite sur les cristaux liquides. Suffit de sourire et de faire payer la grimace. Faire raquer le rictus de Lanny Barbie [N] et injecter plus de silicone dans vos bites frigides. Le réseau se déplie aussi vite que mon corps se tend. Je suis la reine astrophysique aérodynamique. De l’infiniment humain. L’équation récurrente et son résultat constant. Le suck et le fuck. Et le befucked. Va-et-vient symphonique des queues humides. Les madrigaux de Carlo [N] et les vendredis qui ne sont jamais saints au contact des Ténèbres [P]. La déconstruction chromatique et le contrepoint qui bouleversent tout. Vos vies connues d’avance. La fin prévisible de votre révolte. Un accident qui vous fait pleurer. Une raison qui vous nettoie de toute culpabilité. De tout remords de venir échouer au seuil de vos ambitions juvéniles. Merde à vos enfants de consolation ! Merde aux révolutions que vous ne ferez jamais. A vos slogans éculés et corporatistes ! Vive la crise ! Vive les blancs ! Vive la domination ! Vive l’exclusion ! Vive l’aliénation ! Vive les 10 puissance 122 d’hypophyses atomisées au contact pixellisé de ma chatte ! Vive l’inconscience du trader ! Vive la froideur du gamer ! Vive le Dead Space [N] ! Vive moi ! Vive l’archange de mon cul ! A mort Ana !
Vide-toi mon convertible. Enfonce-moi. Enfonce-moi.
Avant que mon cerveau brûle 10 puissance 122 de synapses inutiles.
Enfonce-moi. Enfonce-moi.
Avant que tu te vantes de 10 X 13 riens.
Enfonce-moi. Enfonce-moi.
Avant que ça soit mon tour et que je daigne t’éteindre.
Fin de mission.
BO cryptée : « The Inevitable Rise And Liberation Of Niggy Tardust ! » – SAUL WILLIAMS [P]
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SAISON 02 EPISODE 03

Qui se souvient du Cosmos ? Qui se souvient du film mythique de Lopushansky « Le Visiteur du musée » ? Je me souviens de Manuel. C’était un homme en quête. Un lascif et des lèvres charnues. Ce que le sang juif fait de mieux. J’appréciais sa circoncision quand je le suçais. Ça me changeait pas des Arabes qui avaient vagabondé en jeunesse perdue. Manuel savait des choses. Moi d’autres. Mais « Le Visiteur du musée » changea beaucoup de choses dans ma vie. Tandis que je lui enseignais la manière de pénétrer dans l’aire de la terreur. Et d’y jouir. Lui fit que, de teinte chair, le ciel devint finalement bleu acier. Pour virer trop vite au rouge. Plus tard. On avait beaucoup ri ensemble à Venise, et je l’avais encore sucé devant la place Saint-Marc. De l’autre côté. Sur la Giudecca. On buvait à outrance. On aurait léché le dernier vomi quand il n’est plus fait que de peu de bile et de beaucoup d’alcool. On était très violent. La jeunesse devait être violente. La vie doit être au bord. A Pise, l’aventure fut autre. Il y avait « Mulholland Drive » [N] en version macaroni au cinéma. On se l’est fait. Et là, c’est lui qui m’avait sucé lentement. Je bandais fort. Une belle phalange clitoridienne. Il me mordait un peu mais pas trop. Juste de quoi me donner le choix entre le gémissement et le cri. Les deux belles salopes à l’écran étaient miraculeuses de perversion. Je ne savais pas encore à l’époque que j’allais aller bien plus loin, un jour, sous le sunlight pourave de ma cellule de crise. Ma perversion ne serait plus fiction et pacotille. Et David ne serait pas là pour me filmer et clamer au chef d’œuvre. La vie, juste la vie. Arrêtez tout.
« Tu ne me regardes pas. Tu ne me regardes pas dans les yeux. C’est de la faiblesse. Il n’y a que les faibles qui font ça. » Ça pourrait commencer comme ça. Même si ça n’a pas envie. L’envie ça se crée. Ça se force aussi. Ça s’impose comme le désir quand tu ne peux pas faire autrement. Oui ça pourrait démarrer comme « THE BROOD » – CRONENBERG – [N]. Une psychothérapie de groupuscule. Un père figuré qui torture un fils défiguré. Devant un public de figurants.
Mais non ça commencera pas comme ça.
« Bonjour je m’appelle Laurent Maurepas, et j’aimerais vous inviter à partir en croisière. Mais oui en croisière, car vivre dans ces appartements c’est comme s’embarquer dans un paquebot de luxe pour un long voyage. » Ça pourrait commencer comme ça. Même s’il n’y a pas le désir. Les mecs viennent vers moi car je brûle toujours. Que le désir je n’en fais pas, comme toutes les gonzesses mal tapées, une problématique extra-familiale. Je ne baise pas mon père. Je ne baiserai pas l’avatar du daron. Et ma mère, c’te connasse, ne purge pas mieux que moi. Résultat : je suis une baiseuse mutante qui avale tout. Et ne recrache rien. Sinon ici. Type « flaque ». Ici c’est pas « les 400 culs » de l’aut’ réac de libé, ici, c’est ana. La chienne qui vit ce dont elle parle. Ok… ça pourrait commencer comme dans « SHIVERS » – CRONENBERG [N]. Et finir en partouze virale. Une épidémie de baise en série. Des secrétaires que l’on éventre. Devant un public de passifs.
Mais non ça commencera pas comme ça.
« Aidez-moi. C’est insupportable cette douleur. Elle me déchire ! Elle me ronge ! Elle m’anéantit ! Je vous en supplie ! Aidez-moi ! Miséricorde ! » Ça pourrait commencer comme ça. Une viande bien battue devient plus fondante sous la langue. Une pulsion malmenée est toujours davantage maîtrisable. Ou défigurable. Un halètement qui résonne dans une chambre de haute couture, une voix qui te supplie d’être pénétrée, qu’on lui morde le sein, qu’on lui dévore la chatte, voilà de la tendresse. Voilà de la chaleur humaine. Voilà ce qu’il nous reste. L’héroïne. Veronika Voss – FASSBINDER [N]. La démultiplication des réels. Et l’enchevêtrement des moyens de fuite. Elle est amour. Devant un public de candidats à l’exil. Mais non ça commencera pas comme ça.
« Je sors tout de suite. Putain, t’es une plaie. Hey l’Américain. Je suis toujours là. Je fais une manucure. Tout va bien ? Tu bronzes ? Ne brûle pas. » Ça pourrait commencer comme ça. Car je le redis, j’ai la confess’ haute température. Et je pense peu quand il faut aller au charbon. J’ai la technique pour le rendre ardent. Qu’il ait le goût acre d’une touffe ou le parfum « marais salant » d’une queue. Tous pareils. Tous dans la peur. Tous à vouloir s’affranchir de la rétention dont ils ont tous conscience. Pire. Je leur fais croire que l’émancipation de masse passera par moi. Je te fais croire ce que tu veux, tu sais. Ce que tu veux. Je me rentrerai un AK47 dans la chatte pour toi, ma révolutionnaire. Jusqu’au chargeur, que je prendrai soin de décharger sur ton charmant minou, maintenant que tu es révolue. Ici c’est « Gomorra » – GARRONNE [N]. Ou bien Ana Vocera. Pas « Mesrine » version Melville bon marché. Un truc sec, pur. Cruel. Un truc où la minute vaut un sacrifice. Ou la salive vaut une crue. La vie, juste la vie.
Arrêtez tout.
Tant que tu n’auras pas les moyens de ton désir. Ça ne commencera pas.
Fin de mission.
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SAISON 02 EPISODE 03

Je n’achèterai ni ne téléchargerai illégalement les artistes suivants :
ETIENNE DAHO, CHRISTOPHE MAE, KERY JAMES, SINIK, FRANCIS CABREL, PATRICK BRUEL, JEAN-JACQUES GOLDMAN, JENIFER, STANISLAS, RAPHAEL, M POKORA, KEREN ANN, THOMAS DUTRONC, EDDY MITCHELL, ISABELLE BOULAY, MAXIME LE FORESTIER, MARTIN SOLVEIG, MARC LAVOINE, CALOGERO, GERARD DARMON, PASCAL OBISPO, JACOB DEVARRIEUX, ELIE SEMOUN, ALAIN BASHUNG, BERNARD LAVILLIERS, RACHID TAHA, BOB SINCLAR, PSY 4 DE LA RIME, ABD AL MALIK, ANIS, ANDRE MANOUKIAN, CHARLES AZNAVOUR, ALAIN SOUCHON, MADEMOISELLE K, SOPRANO, ARTHUR H, BB BRUNES, LIANE FOLY, EMMANUELLE SEIGNER, RIDAN, RENAN LUCE, ZITA SWOON, JOHNNY HALLYDAY, EMPYR, KENZA FARAH, SHINE, CAMARO, DIAM’S, RENAUD, ROMANE CERDA, CALI ET LA GRANDE SOPHIE.
LA LISTE NOIRE
Qu’ils bouffent tous leur merde avant que nous bouffions les nôtres et n’usions de la moindre fraude pour prélever tout ou partie de leur œuvre d’art. Le public qui paye sa place, hurle : « C’est tout ce que tu as à me donner sale imposteur ! »
Boycottons le moindre décibel, la moindre image, le moindre bit de ces commis de la culture dirigée sinon suicidée. Ou mieux : téléchargeons-les à outrance [P] et diffusons tous azimuts. Sur tous les canaux. Ils infantilisent et ferment le réseau ? Ouvrons les vannes USB de l’échange extrême ! Hack Back !
Un artiste dont on a tout cédé, un artiste que l’on n’écoute plus, que l’on ne veut plus voir, est un artiste mort. Sabordons tous les caténaires culturels et recréons la diffusion ouverte et libre.
Note : ceci est la copie d’un spam que j’ai reçu contenant le message et le logo affiché. Le mail de contact est : usb@maxmafia.tk. Je doute qu’il soit valide…
—
Je suis une amateure. Le professionnalisme amène à la suffisance. Et je ne suis jamais rassasiée. Historiquement affamée. Je suis une amateure. Et je vibre tant que je peux. Comme dit de moi Vincent, le dealer de toujours, je me jette en pâture à tout ce qui bouge. Encore. Je monnaye mes services. Je donne du surplus d’amour quand le vice n’est asservi par aucune répugnance. C’est gratuit. C’est open source. C’est open hole. Je suis une amateure. Le luxe est dans la chair. Ni chez la Putman ni chez le Lambert. Je suis une amateure. J’oublie toujours mon texte. C’est le public qui me le souffle. J’ai bon cœur. Ma moite est mon oreille. J’essaie de tout voir. Médiocre « créateur de richesse » qui pleurniche sur CNN et refuse à s’accuser de fautes irréparables. A s’auto-flageller à coup de crise et de génocide alimentaire. Médiocre « citoyen moyen » qui pleurniche sur France Inter et ne remonte pas les échafauds mentaux. Pas autrement. Je paie pour que tu me voles plus encore angélique trader, divin banquier. Et je ne hurle pas au scandale. Je ne hurle pas à l’infamie. Car le supermarché c’est toujours mieux que le goulag. Car le crédit est toujours plus porteur que la cellule sensorielle. La misère professionnelle c’est bien assez pour les nègres modernes. J’ai honte. D’être une escale de vos CB anesthésiées. D’être un élément de procuration. D’être de vos mondes virtuels. J’ai lu votre corps hier dans la rue par terre. Sans sursauts de ligne. Sans teaser ni Ardisson. J’ai honte de respirer sans peine.
L’ultragauche de roman de gare est sous les verrous. Les minableux de chez SUD ou les tutus rougeots de la LCR sont satisfaits. MAM a un orgasme. Lagarde s’inquiète pour la couleur de son chemisier. Les chroniqueurs font de bons mots. Laurent Joffrin se croit encore de gauche. Plénel réinvente les presses universitaires. Cassel retourne à sa bourgeoise. Et le cancer socialiste perdure. Vous vous grevez. Vous vous sloganisez. Vous vous subissez. Et mes cuisses droguées s’écartèlent pour oublier. Rien qu’un autre slogan de plus : Nous sommes méprisables.
Et 1. Je me fais mal.
Et 2. Je sublime la sensation de ma vie.
Et 3. L’acide me rend totale.
Vous êtes beaux. Drôles. Sympas. La pub le dit. Totalement.
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J’aime quand tu te colles à moi. Jusqu’au matin. Que nos respirations se croisent. Et que chacun s’infiltre dans l’odeur de l’autre. C’est une douceur que soutiennent les romanciers communs et pourtant elle existe et elle sauve de la mort des foules. Quand j’ai décidé de céder mon désir, j’ai su où je pénétrais. Car le viol était de mes précédents. Alors c’était une fois de plus. Dans l’absolu tournant. J’ai choisi que cela serait de la poésie faite objet. Et ce fut un objet modélisé outil par nécessité. Détourné arme par agilité. Il est toujours temps de peindre ton drapeau blanc en drapeau noir. Et de chanter la prime internationale de ton cul. Un poing dressé c’est une immensité fictive. Le lent fist fuck que tu insinueras au milieu de notre dialogue carnivore. Il n’y a que la chaleur de l’arme pour décider du sort des casernes industrielles. Il n’y que l’orgie des amazones faites missiles pour sauver les populations embrigadées. Ta langue est une cartouche. Ta langue est une bite casquée. Ta langue pue la poudre froide et elle me dégoûte. Mais je suce ta langue. Et la maladie qui s’y inscrit. Comme vu à la télé. Je suis si petite en face de toi. Partageons nos sangs de mères grises. Puis dégageons l’horizon technicolor. Partageons le sentiment de l’instant. Puis envahissons la Pologne catholique. Partageons nos imaginaires sans nom. Et faisons de nous-mêmes le seul dieu vivant. La seule stratégie révolutionnaire. Partageons la matière et faisons de nos labyrinthes, l’universel. Mélangeons nos mâchoires et revendiquons notre victoire. Je t’aime. Maintenant je peux mourir au combat. Et refaire corps avec la poésie des tranchées dont je n’aurais jamais dû m’éloigner. Que l’illusion ne puisse jamais t’étouffer. —
Fin de la SAISON 02.
Dénoncez ou crevez.
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Comments
One Response to “SAISON 02”
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J’aime bien ce que vous faites. Evidemment, ce vous écrivez me concernant est agressif, erroné, mais plutôt drôle en fait.